Enfin Dylan !
Team Cultura

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Toujours Dylan !

 

L’homme qui n’a cessé de casser les barrières vient encore, à 75 ans, de faire exploser les préjugés. Non, ce n’est pas un énième auteur culte que récompense le Nobel de littérature, mais le poète rock (& folk) le plus populaire.

 

Dylan n’a jamais cessé de changer, de mourir, de renaître, d’inventer sa vie, d’aimer, de trahir : personne ne le connait vraiment et ses 60 ans de carrière musicale sont tellement riches et variées que chacun peut y trouver son compte. Le troubadour folk y côtoie l’icône rock, le chrétien engagé chante dieu, le protest-singer dénonce les maîtres de guerre, et dans le même disque (Planet Waves), il est capable d’écrire la plus belle chanson d’amour (Wedding song) et la plus parfaite expression de haine (de soi et de l’autre –Dirge).

 

L’écrivain est peu prolifique : je déconseille de lire Tarentula sans être soi-même sous acide, mais je recommande vivement les Chroniques vol 1 à tous ceux qui veulent approcher les mécanismes les plus intimes de la création : création de soi, de son image, de sa musique, de ses textes.

 

Ce sont les chansons qui sont récompensées, des chansons populaires ou pas, évidentes ou parfois absconses, mais qui nous interpellent. Même ses plus grands succès génèrent des commentaires sans fin : sur un tube comme ‘’just like a woman’’, sans changer un mot, au fil des interprétations,  juste par le pouvoir de sa voix, de ses intonations, il nous met dans la peau du chroniqueur, du journaliste, de l’amant éconduit ou de l’admirateur déçu.

 

Dylan a fait passer le rock à l’âge adulte : avant lui, les Beatles chantent ‘’she loves you yeah yeah yeah’’ ; après l’avoir rencontré, c’est ‘’Revolver’’ et ‘’Sergent Pepper…’’. Dylan a défriché le chemin à Leonard Cohen, à Springsteen, à Van Morrison, à Neil Young et même Lou Reed (en dépit de ses dénégations) et à tous ceux qui ont mis sur un pied d’égalité le fond et la forme !

 

Si vous êtes déjà un fan, ces quelques mots ne vous apprennent rien : si vous ne connaissez pas encore, vous avez une chance immense : vous allez pouvoir découvrir un territoire immense, chaotique, bouleversant, intime…

 

Je vous envie : j’aimerais retrouver les sensations que j’ai eues la première fois où j’ai entendu ‘’a simple twist of fate’’ ou ‘’visions of Johanna’’

 

Mes recommandations pour ceux qui veulent l’essentiel (mais les interprétations les plus recherchées sont souvent sur des bootlegs –officiels ou pas) : 

 

Highway 61 revisited

Blonde on Blonde

Planet Waves

Blood on the Tracks

The Basement Tapes