Éric Faye lauréat du Grand prix du roman de l'Académie française
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Promeneur

La saison des "grands prix" littéraires d'automne commence aujourd'hui avec la remise du Grand prix du roman de l'Académie française. Restaient trois romans en compétition : > La Montagne de minuit, de Jean-Marie Blas de Roblès > Nagasaki, d’Éric Faye > Naissance d’un pont, de Maylis de Kérangal C'est Éric Faye  qui a reçu aujourd'hui ce prix pour son roman Nagasaki. Ceux qui ont participé à notre petit sondage concernant la remise de ce prix, avaient vu juste ! Retrouvez une chronique du livre ici La présentation de l'éditeur : Un simple fait divers dans un quotidien du matin à Nagasaki. Tout commence par des disparitions, en effet, des déplacements d’objets. Shimura-san vit seul dans une maison silencieuse qui fait face aux chantiers navals de Nagasaki. C’est un homme ordinaire, qui rejoint chaque matin la station météorologique de la ville en maudissant le chant des cigales, déjeune seul et rentre tôt dans une retraite qui n’a pas d’odeur, sauf celle de l’ordre et de la mesure. Depuis quelque temps déjà, il répertorie scrupuleusement les niveaux et les quantités de nourriture stockée dans chaque placard de sa cuisine. Dans ce monde contre lequel l’imprévu ne pouvait rien, un bouleversement s’est produit. Devant l’écran de son ordinateur et grâce à sa caméra, Shimura-san finit par apercevoir l’intruse. Il y a bien quelqu’un chez lui. Il a vu son profil. Il l’observe. Il attend d’être sûr. Est-ce une hallucination, un fantôme de ses échecs sentimentaux passés, une amante amère et revancharde ? Il finit par appeler la police. L’invitée est embarquée et mise en cellule. On apprendra par les agents en charge de l’enquête et lors du jugement que cette femme à peine plus âgée que son hôte avait trouvé refuge chez lui au cours de son errance. Il partait sans fermer à clé, seule concession à sa maîtrise. On lira qu’elle aimait sentir sur sa peau le rai de lumière qui traversait la pièce l’après-midi et l’odeur des draps propres dans l’armoire qui lui servait de chambre. Tel un animal, cette femme sans passé sentait la menace, détectait le bruit des pas et bondissait se cacher, à l’abri du danger. Elle ne voulait rien de plus qu’être là, sans déranger. Elle aussi était seule. On apprendra bien d’autres choses encore ; sur la mémoire des lieux et la mémoire tout court, dans une lettre finale que la « clandestine » adressera au maître des lieux, désertés. Notez dans vos calendriers les prochaines remises de prix : Le Prix Femina le 02 Novembre Le Prix Médicis le 03 Novembre Le Prix Goncourt et le Prix Renaudot le 08 Novembre Le Prix Décembre le 09 Novembre Le Prix Interallié le 16 Novembre

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