François Roux raconte Le Bonheur National Brut
Community Manager

François Roux est l’un des Talents à découvrir 2014. « Rien de ce qui est écrit n’existe… mais tout est vrai », voici en substance ce qu’il nous dit de son merveilleux roman Le Bonheur national brut. L’histoire de quatre amis d’enfance aux destins bien différents, qui devrait passionner bien plus que la seule génération Mitterrand.

Parmi ces quatre amis, quel est celui dont vous vous sentez le plus proche ?

De Paul sans doute. Mais ils ont tous quelque chose de moi. Rodolphe, par exemple, a des parents syndicalistes qui ressemblent beaucoup aux miens. 

Le monde politique en prend pour son grade…

Pour m’aider, j’ai interviewé des hommes politiques. J’ai interrogé par exemple Manuel Valls, quand il n’était que député.

Il m’intéressait car il a exactement l’âge de mes personnages. Déjà, il savait que la politique c’est communiquer, que l’image est essentielle. Et puis, à droite comme à gauche, il y a ces scandales, qui ont marqué toutes ces années et qui m’ont inspiré. Je voulais montrer que c’est compliqué de faire de la politique et comme on est vite désenchanté par ce milieu.

La famille a une place importante dans le roman.

Je suis convaincu qu’on doit régler nos histoires avec notre passé et notre famille : là d’où on vient, notre milieu social. Ça nous suit toute notre vie. Pour moi, le bonheur, c’est aussi faire la paix avec sa famille. Quand on a trouvé sa place parmi elle, on peut peut-être commencer à être heureux.

Était-ce difficile de revenir trente ans en arrière ou, au contraire, vos souvenirs étaient encore intacts ?

Je me souvenais de certaines choses : l’élection de Mitterrand bien sûr, du mouvement « Solidarité ». Le « Thriller » de Michael Jackson, les films que j’avais aimés comme Excalibur ou La Femme d’à côté.Mais j’ai dû faire des recherches, je me suis plongé dans des livres sur Mitterrand et sur les années 1980.

Comme Paul, vous demandez-vous aussi : « Et si le souci d’atteindre le bonheur était précisément la chose qui nous faisait le plus souffrir » ?

On ne cesse de clamer qu’on veut être heureux. Ne vaudrait-il pas mieux se laisser aller à estimer ce qu’on a déjà, à regarder où l’on est et surtout à être un peu indulgent envers soi-même ? Il n’est pas question de faire des concessions, mais de se dire, finalement que ce que j’ai, c’est déjà pas si mal ! C’est en tout cas comme ça que je vois la vie à présent !

L'intrigue :

Ils sont quatre amis d’enfance qui, en cette année 1981, vont se séparer pour la première fois. Certains partent à la fac, d’autres entrent dans de grandes écoles et l’un d’eux reste dans leur Bretagne natale. Rodolphe, c’est le politique ambitieux, Tanguy, le financier sans scrupule, Paul, le comédien homosexuel et mal dans sa peau, et Benoît, le photographe

poète et pur. Pendant trente ans, ils vont évoluer, vivre le pire comme le meilleur, sans jamais vraiment se perdre de vue. De l’élection de Mitterrand à celle de Hollande, les quatre copains tentent de trouver le bonheur, ou ce qu’ils croient être le bonheur. Et continuent à s’admirer et à s’aimer… contre vents et marées.



francois_roux_06_c_david_ignaszewski-koboy_0.jpg

1 Commentaire
Non applicable
Plaisir de lecture immense. A mi-chemin du Club des Incorrigibles optimistes de JM. Guenassia et Freedom de J. Franzen, ce livre a tout d’un futur bestseller. Reste à savoir : quel prix obtiendra-t-il ? Camille, librairie Cultura Mérignac