[INTERVIEW] Les Louves du polar : découvrez Marlène Charine
CharlotteV
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Les Louves vont hurler chez Cultura 🐺

 

Nous sommes en plein cœur du Mois du polar chez Cultura ! Nous avons cette année à cœur de mettre en lumière le collectif féminin Les Louves du Polar à travers une série d'interviews. Leur but de ce collectif ? Mettre en valeur le polar féminin souvent en manque de visibilité dans les rayons des librairies et des enseignes culturelles par rapport à leurs semblables masculins. Découvrez également le portrait d'Ophélie Cohen.

 

Marlène Charine fait partie des Louves du Polar. Ingénieure en chimie de profession, spécialiste en droit alimentaire, l'écrivaine s'est tout d'abord lancé dans le genre de la science-fiction avec la publication de recueils de nouvelles fantastiques avant de remporter Prix du polar romand 2020 pour son roman policier Tombent les anges.

 

@Bruno Lévy@Bruno Lévy

 

  • Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Pêle-mêle, je suis… de nationalité suisse, fervente lectrice, auteure de thrillers et de récits SFFF (Science-Fiction, Fantasy et Fantastique) courts ou longs, fière maman de deux garçons, accro au chocolat, amoureuse des mots, ingénieure en chimie, fan de randonnée et de course à pied… mais surtout, éditée chez Calmann-Lévy et passionnée par cette formidable aventure.

 

  • Quelles sont les valeurs que souhaite véhiculer le collectif des Louves du polar ?

Elles s’articulent autour d’une base centrale : celle de la sororité. Nous sommes là pour nous soutenir et rendre plus visibles les auteures de polar, qu’elles soient membres du collectif ou non. Le tout sans clivage homme/femme et dans un esprit positif d’entraide.

 

  • Vous êtes l’une des fondatrices du collectif des louves du polar. Comment vous êtes-vous lancée dans cette aventure ?

Toutes les louves ont fait ce constat à un moment ou un autre : les polars écrits par des femmes ont tous les atouts pour séduire un large public, ils sont décapants, engagés, sans concessions. Les thèmes abordés sont variés, parfois noirs ou trash, parfois plus psychologiques, il y en a pour tous les goûts. Malgré tout, et même si elle est souvent saluée par la critique, cette production manque encore de visibilité.

 

L’idée de nous réunir a germé au cours de discussions sur différents salons où de futures louves se côtoyaient. Nous en avons parlé de vive voix ici et là, puis par écrit via les réseaux sociaux. Le noyau des fondatrices est né au fil de ces échanges, et la meute s’est complétée peu à peu. Aujourd’hui, le collectif compte une trentaine de membres.

 

  • Vous avez débuté en publiant des nouvelles fantastiques avant de trouver votre genre de prédilection dans le thriller. Comment vous est venue l’idée de mélanger les deux ?

Le thriller est un reflet de notre société, une manière d’aborder une thématique. Il peut donc se parer d’une teinte historique, fantastique, psychologique, technologique, tout est possible ! J’apprécie tout particulièrement ces mélanges de genres et le large spectre d’histoires qu’ils offrent. Mon premier roman aux éditions Calmann-Lévy, Tombent les anges, a germé à partir d’une nouvelle écrite pour une anthologie de fantastique horrifique. Les aventures de mes deux enquêteurs mêlent polar, thriller et fantastique, et elles se poursuivent dans un deuxième opus, Brûlent les âmes.

 

Tombent les anges de Marlène Charine

 

42_9782702168905_1_75.jpgRésumé : Lors d'une intervention de routine à Paris, Cécile Rivère, une jeune gardienne de la paix un brin désabusée, entend une femme appeler au secours dans un appartement pourtant vide. Le lendemain, on apprend que la locataire a été assassinée à des centaines de kilomètres de là. Cécile n'a pas pu l'entendre.

Sauf si...
Mais quand on est flic, on croit au Mal, pas aux fantômes. Moquée et mise au ban de sa brigade, Cécile est recrutée par le capitaine Kermarec, le seul à ne pas la prendre pour une folle, le seul prêt à lui donner une nouvelle chance.
Ensemble, ils vont enquêter sur la mort d'une infirmière de vingt-cinq ans, décrite comme un modèle de gentillesse par ses proches. Mais qui cachait de bien sombres secrets...
Une héroïne décidée au franc-parler déconcertant, un rythme vif, des scènes d'une justesse incroyable. Un polar original que vous ne lâcherez plus dès la première page tournée !

Disponible en version numérique également

 

  • Après des débuts remarqués, vous changez toutefois de genre dans vos prochaines parutions. Quelles ont été vos sources d’inspiration ?

Le déclic peut venir de choses très différentes. Pour Inconditionnelles, je voulais évoquer l’amour que porte une mère à son enfant. Un roman assez personnel sur certains aspects : l’idée de base a surgi lors de la première rentrée scolaire de mon fils aîné.

 

Quant à Léonie, tout est parti du mot « liberté » entendu à la radio, début 2021. À cette époque, on parlait beaucoup des restrictions dues aux mesures anti-Covid, et je me suis demandé si nous serions capables de nous réapproprier notre liberté une fois qu’elle nous serait rendue. L’instant d’après, je m’imaginais cette jeune fille qui ne parvient pas à sortir d’une maison dans laquelle elle a pourtant été retenue durant six longues années.

 

  • Pour finir, avez-vous un récent coup de cœur à partager aux membres de la communauté CulturaLivres ?

Je suis une inconditionnelle de Sandrine Collette. Chacun de ses livres est unique, d’une force incroyable. Alors, même sans l’avoir encore lu, je dirais son dernier, On était des loups. Je sais d’avance que je vais l’adorer.

 

Connaissiez-vous le collectif des Louves du polar ? Avez-vous déjà lu un des romans de Marlène Charine ?

 

Et pour en savoir plus sur le collectif d'autrices Les Louves du polar, je vous invite à regarder la présentation de Cécile Cabanac :

 

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