La sélection de la rentrée littéraire de janvier
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Qui dit nouvelle année, dit rentrée littéraire de janvier, dit sélection des coups de cœur du comité de lecture !

Parmi les nombreux titres qui sortent le lendemain de la Saint-Sylvestre, Cultura vous propose de découvrir les coups de cœur de ses clients. Comme chaque année nous prenons les meilleurs notes et les avis les plus positifs pour vous proposer le meilleur de la littérature française et étrangère.

 

Du côté de la littérature française :

 

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Miroir de nos peines de Pierre Lemaitre (Editions Albin Michel)

 

L'histoire : 

Avril 1940. Louise, trente ans, court, nue, sur le boulevard du Montparnasse. Pour comprendre la scène tragique qu'elle vient de vivre, elle devra plonger dans la folie d'une période sans équivalent dans l'histoire où la France toute entière, saisie par la panique, sombre dans le chaos, faisant émerger les héros et les salauds, les menteurs et les lâches... Et quelques hommes de bonne volonté. Il fallait toute la verve et la générosité d'un chroniqueur hors pair des passions françaises pour saisir la grandeur et la décadence d'un peuple broyé par les circonstances. Secret de famille, grands personnages, puissance du récit, rebondissements, burlesque et tragique... Le talent de Pierre Lemaitre, prix Goncourt pour Au revoir là-haut, est ici à son sommet.

 

L'avis de la communauté :

"J'ai adoré retrouver l'écriture si délectable de Pierre Lemaitre, cet humour distillé au coin des phrases, ces personnages si sympathiques et si bien dessinés. J'aurai aimé que l'histoire se prolonge, que la trilogie se transforme en tétralogie voire en pentalogie. On n'en a jamais assez n'est ce pas?" @AsmoStark

 

Retrouvez le coup de coeur complet sur CulturaLivres

 

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Je ne veux pas être jolie de Fabienne Périneau (Editions Plon) 

 

L'histoire : 

Tout le monde m'appelle Jo. Mon frère, ma soeur, mon oncle, ma tante. Je déteste. Jo, c'est un raccourci pour ne pas flâner en chemin, c'est le dernier des frères Dalton, un boxeur, un chien, mais ce n'est pas Georgia. Pour aller vite, ma mère aussi m'appelle Jo. Georgia, c'est trop long à dire, et il y aurait tant d dire. "Jo, mets ta chemise ? Tu es très jolie, avec". Ca aussi je déteste. Si j'avais pu ne pas être jolie, rien, peut-être, ne serait arrivé". Georgia aurait dû rester, pleurer. Pleurer sa mère. Cette mère dont elle a attendu, espéré, pendant plus de trente ans, un geste, un mot. Cette mère pour qui aujourd'hui elle revient à l'Hôtel du Bord des vagues où justement tout est arrivé. Elle rejoint sa famille qui ne sait rien. Mais voudra-t-elle seulement savoir ? Un roman puissant et lumineux à l'image de son héroïne, empreint de justesse et d'émotion.

 

L'avis de la communauté : 

"Encore une histoire de secret de famille, de non-dit, de mal être dans une relation mère/fille difficile ... on découvre tout cela au fil des pages et on devine peu à peu l'indicible. L'auteur raconte bien la souffrance de Jo depuis l'été de ses huit ans et surtout sa souffrance de ne pas avoir une mère aimante, attentive et qui aurait pu lui éviter son mal de vivre. J'ai trouvé ce livre bouleversant et il m'a secoué émotionnellement. Difficile de mettre en mots l'émotion ressentie en le refermant" (Martine de Geispolsheim).

 

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Rivage de la colère de Caroline Laurent (Editions Les Escales)

 

L'histoire : 

Certains rendez-vous contiennent le combat d'une vie. Septembre 2018. Pour Joséphin, l'heure de la justice a sonné. Dans ses yeux, le visage de sa mère... Mars 1967. Marie-Pierre Ladouceur vit à Diego Garcia, aux Chagos, un archipel rattaché à l'île Maurice. Elle qui va pieds nus, sans brides ni chaussures pour l'entraver, fait la connaissance de Gabriel, un Mauricien venu seconder l'administrateur colonial. Un homme de la ville. Une élégance folle. Quelques mois plus tard, Maurice accède à l'indépendance après 158 ans de domination britannique. Peu à peu, le quotidien bascule, jusqu'à ce jour où des soldats convoquent les Chagossiens sur la plage. Ils ont une heure pour quitter leur terre. Abandonner leurs bêtes, leurs maisons, leurs attaches. Et pour quelle raison ? Pour aller où? Après le déchirement viendra la colère, et avec elle la révolte. Roman de l'exil et de l'espoir, Rivage de la colère nous plonge dans un drame historique méconnu, nourri par une lutte toujours aussi vive cinquante ans après.

 

L'avis de la communauté : 

"J'ai eu un vrai coup de cœur pour ce livre! Tout d'abord, j'ai découvert le sort abominable des habitants des îles Chagos que j'ignorais. L'écriture de Caroline Laurent est parfaite: elle est intense, riche, juste. Elle raconte exactement ce qu'il faut, aucun mot n'est inutile. C'est fluide, passionnant... Caroline Laurent est une grande auteure!" (Corinne de Plaisir).

 

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Avant la longue flamme rouge de Guillaume Sire (Editions Calmann Lévy)

 

L'histoire : 

1971 : le Cambodge est à feu et à sang. Saravouth a onze ans. Sa petite soeur Dara en a neuf. Leur mère enseigne la littérature au lycée français. Leur père travaille à la chambre d'agriculture. Dans Phnom Penh assiégée, le garçon s'est construit un pays imaginaire : le "Royaume Intérieur". Mais un jour, la guerre frappe à sa porte. Les fondations du Royaume vacillent. Séparé de ses parents et de sa soeur, réfugié dans la forêt sur les rives du Tonlé Sap, Saravouth devra survivre dans un pays en plein chaos, animé par une volonté farouche de retrouver sa famille. Inspiré d'une histoire vraie, ce roman restitue une épopée intérieure d'une rare puissance.

 

L'avis de la communauté : 

"A travers la vision très imaginative d'un garçon de 11 ans, l'auteur nous plonge dans le cahot du Cambodge du début des années 1970. Une vision terrifiante de ce qu'a pu être la guerre... Très intéressante cette plongée dans l'horreur mélangée à ces visions imaginaires qui permettent au jeune garçon de survivre physiquement et psychologiquement et permettent au lecteur quelques respirations! Ajoutez à cela une description d'une nature qui ne nous est pas familière, cela fait de ce livre un ouvrage qu'on n'oublie pas." (Maryse de Chambray).

 

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La loi du rêveur de Daniel Pennac (Editions Gallimard)

 

L'histoire : 
L'ampoule du projecteur a explosé en plein Fellini. Minne et moi regardions Amarcord du fond de notre lit. Ah ! Non ! Merde ! J'ai flanqué une chaise sur une table et je suis monté à l'assaut pour changer l'ampoule carbonisée. Explosion sourde, la maison s'est éteinte, je me suis cassé la figure avec mon échafaudage et ne me suis pas relevé. Ma femme m'a vu mort au pied du lit conjugal. De mon côté je revivais ma vie. Il paraît que c'est fréquent. Mais elle ne se déroulait pas exactement comme je l'avais vécue.

 

L'avis de la communauté : 

"Magnifique ! On se laisse totalement emporter par la narration onirique de Daniel Pennac, en funambule suspendu entre rêve et réalité." (Julie de Metz)

 

Du côté de la littérature Etrangère :

 

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Là où chantent les écrevisses de Delia Owens (Editions Seuil)

 

L'histoire : 

Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur "la Fille des marais" de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n'est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent. A l'âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l'abandonne à son tour. La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie. Lorsque l'irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même...

 

L'avis de la communauté : 

"J'ai beaucoup aimé ce livre qui se déroule sur plusieurs décennies. Kya, enfant des marais, abandonnée par sa famille et contrainte de vivre seule dans ce milieu, est attachante et intrigante. Ce roman offre de très belles descriptions de la faune des marais (sans jamais être ennuyeuses) et nous montre l'Amérique profonde des années 50 à 70 où la ségrégation raciale et sociale était très forte. On est rapidement happé par cette histoire pleine d'incertitudes et de rebondissements jusqu'à l'éclat final ! Les personnages sont tous très minutieusement décrits à tel point que l'on se met à les adorer ou à les détester ! Une belle réussite !" (Anne de Givors).

 

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Kim Ji-Young, née en 1982 de Nam-Joo Cho (Editions Nil)

 

L'histoire : 

Kim Jiyoung est une femme ordinaire, affublée d'un prénom commun - le plus donné en Corée du Sud en 1982, l'année de sa naissance. Elle vit à Séoul avec son mari, de trois ans son aîné, et leur petite fille. Elle a un travail qu'elle aime mais qu'il lui faut quitter pour élever son enfant. Et puis, un jour, elle commence à parler avec la voix d'autres femmes. Que peut-il bien lui être arrivé ? En six parties, qui correspondent à autant de périodes de la vie de son personnage, d'une écriture précise et cinglante, Cho Nam-joo livre une photographie de la femme coréenne piégée dans une société traditionaliste contre laquelle elle ne parvient pas à lutter. Mais qu'on ne s'y trompe pas : Kim Jiyoung est bien plus que le miroir de la condition féminine en Corée - elle est le miroir de la condition féminine tout court.

 

L'avis de la communauté : 

"Un roman féministe et dans l'air du temps. A partir de l'histoire de Kim-Jiyoung, jeune Coréenne, mariée et mère d'un enfant qui tout à coup se met à parler comme certaines femmes de son entourage (de tout âge, parfois décédée), et pour laquelle l'autrice remonte le fil de sa vie, nous voyons défiler la vie de millions de Coréennes et plus généralement de femmes avec ce qu'est être une femme aujourd'hui : les inégalités, les injustices par rapport aux hommes. C'est assez saisissant, surtout que la romancière ponctue son récit de chiffres et éléments réels." (Valérie de Mérignac).

 

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Les veuves de Malabar Hill de Sujata Massey (Editions Charleston)

 

L'histoire :

Bombay, 1921. Perveen Mistry travaille dans le cabinet d'avocats de son père, devenant la toute première femme avocate en Inde. Un statut qui ne manque pas de faire débat, alors que seuls les hommes sont autorisés à plaider au tribunal… Mais quand un meurtre est commis dans une riche maison musulmane pratiquant la purdah (séparation stricte des femmes et des hommes), elle est la seule à pouvoir mener l'enquête. Faisal Mukri a été retrouvé poignardé à Malabar Hill, chez son ancien employeur, Omar Farid, un riche marchand, lui-même décédé quelques semaines auparavant. Les potentielles témoins du crime sont ses trois veuves, vivant recluses dans une partie de la maison interdite aux hommes. Perveen arrivera-t-elle à comprendre ce qui s'est réellement passé ? Une enquête passionnante, qui nous plonge au coeur de la société indienne du début du XXe siècle et de la place qu'y occupent les femmes.

 

L'avis de la communauté :

"Une belle lecture pour ce roman écrit tout en couleur dans un pays où la condition de la femme est bafouée . J’ai aimé ce livre policier, bien ficelé, une intrigue dans ce pays qui est l’Inde. À chaque page je découvrais une culture épicée, une femme avocate soutenue par sa famille bienveillante et un père qui bouscule les idéologies bien ancrées dans ce pays gouverné par les hommes. À chaque page j’ai pu ressentir les odeurs des épices , des parfums sucrés , des saris ces vêtements traditionnels mais une histoire bouleversante de ces femmes laissées pour conte ... Je recommande ce livre en hommage à Perveen Mistral toute première femme avocate en Inde." (Maria de Brive Centre).

 

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