Rencontre avec @Cyndie_epagny : Libraire Cultura et Auteure de romans
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Bonjour la communauté 🥰, 

 

Il y a quelques jours, @Cyndie_epagny, libraire Cultura et active sur CulturaLivres depuis sa création et même avant lors de sa conception, nous a fait part de sa passion pour l'écriture et nous a annoncé une heureuse nouvelle : la publication de ses romans ! Curieuse, je lui ai posé quelques questions au sujet de ce magnifique projet 🎉

 

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Parles-nous un peu de toi, histoire que nos passionnés de lecture te connaissent !
Bonjour à tous, je m’appelle Cyndie, je suis libraire depuis quasiment 7 ans, presque trois ans chez Cultura. J’aime lire depuis toujours, cela a commencé avec les albums de Martine, puis progressivement, les lectures ont évolué avec mon âge. A présent, j’aime lire des romans principalement (de l’imaginaire, du policier, de la littérature francophone et étrangère…), même si parfois je m’arrête sur un livre qui va traiter du féminin sacré, du développement personnel… J’ai commencé à écrire mes premières histoires à 15 ans, par envie de clarifier mes pensées, puis j’ai eu l’opportunité d’être publiée et me voilà maintenant à écrire pour mon plaisir.

A part les livres, j’aime aussi le cinéma, la musique, et surtout, je suis une grande gourmande, la gastronomie est un sujet que je prends très au sérieux.

 

Qu'est-ce que raconte tes livres ?
J’ai toujours aimé l’imaginaire, il était donc normal que mes livres parlent de créatures de l’obscur, comme les vampires, les loups-garous ou les sorciers, mais il y a souvent derrière un besoin d’exprimer des choses.
Dans ma saga Mystica, l’histoire se passe dans la ville où j’ai grandi avec mes parents, une petite ville de la banlieue parisienne que j’ai longtemps détesté car je la comparais à une ville dortoir où il n’y avait rien à faire. Pour moi, c’était l’endroit idéal pour que des choses s’y passent à la nuit tombée. Vous y croisez donc plusieurs personnages avec notamment des tueurs, qui sont là pour que les humains n’apprennent jamais ce qui se passe dans les rues de la ville. Bien évidemment, cela est compliqué, surtout quand les ennemis n’en font qu’à leur tête, mais à vous de le découvrir.
Pour L’Enfant de la Délivrance, c’était plus un exutoire. J’avais envie de parler d’une héroïne hors du commun, une tueuse à gage qui n’avait pas de limites car elle était entrainée pour tuer, pas pour ressentir des sentiments humains. Vivant dans un monde de tueur, elle ne pouvait pas avoir de compassion, du moins, pas au début de l’histoire, mais le personnage évolue et c’est ça que j’avais envie de mettre en place.
Récemment, je me suis mise aussi à écrire de la romance, rien à voir, mais dans le but d’écrire quelque chose qui me fasse du bien et qui fasse sourire.

 

Comment t’es venue cette passion pour l'écriture ?
J’ai toujours eu une grande passion pour la lecture. Depuis que je sais lire, on m’a toujours connu avec un livre. J’étais une enfant plutôt timide, alors lire me permettait de m’évader. Un jour, j’ai eu une idée d’histoire, j’ai pris un cahier et j’ai noté ce qui me passait par la tête. Parfois, cela vient d’un rêve, mais il y a aussi une influence de ce que je lis ou vois dans les séries et films. J’avais envie d’écrire pour moi, de noircir des pages afin d’enlever le surplus d’émotions que je peux retenir. J’ai du mal à dire parfois ce que je ressens, c’est plus facile avec un stylo et je m’amuse à partager des choses que j’ai pu vivre ou ressentir sous couvert du fantastique. On ne sait pas comme ça ce qui est vrai ou pas, c’est plutôt amusant.

 

As-tu des rituels d'écriture ? Tu écris le jour ou la nuit ?
Pendant très longtemps, c’était le soir voire la nuit que j’écrivais le plus, c’est le moment où le cerveau a besoin de tout lâcher avant de dormir. C’était un bon moyen pour moi de me lâcher, de me vider de toutes ces idées qui s’accumulaient. Maintenant que je suis dans la vie active et que je vais être maman, c’est un peu différent. J’écris quand j’en ressens l’envie. Je ne me mets aucune restriction, si je dois écrire une heure, ce sera le cas, mais je peux aussi écrire dix minutes, faire autre chose, revenir dessus…
Chaque roman a eu un schéma différent. Parfois, je me fais un résumé de chapitres avant d’écrire dans l’ordre, parfois ce sont des passages qui sont très clairs dans ma tête alors je les écris et les remets dans l’ordre à la fin. Pour un des Mystica, j’avais le début et la fin, mais pas encore le milieu. Tout s’est ensuite mis en place progressivement. Par contre, je suis incapable d’écrire directement sur l’ordinateur, j’ai besoin d’avoir du papier et des stylos avant de tout retranscrire, sinon, je n’y arrive pas. Taper le tout ensuite sur l’ordinateur me permet aussi de corriger, de transformer certains passages. C’est plus long, mais comme je l’ai dit, je ne me mets aucune barrière.

 

As-tu déjà été confronté au syndrome de la page blanche ? 
Je l’ai quand je suis devant l’ordinateur. Sinon, comme j’écris quand je le souhaite, je ne l’ai pas vraiment ressentie. J’écris pour le plaisir, je ne veux pas que cela devienne une contrainte.

 

Pourquoi as-tu écrit des romans de genre fantastique ?
Un de mes professeurs de fac nous a dit une phrase de ce style un jour que j’aime beaucoup : « il suffit d’un petit mensonge dans une grande vérité pour que tout le texte devienne mensonge, ainsi, le lecteur ne sait plus ce qui est vrai de ce qui est faux. » J’adore cette phrase parce que pour moi, le fantastique, la science-fiction et la fantasy racontent souvent une vérité déguisée sous un mensonge, c’est le lecteur ensuite qui décidera s’il veut y croire ou pas.
Dans mon cas, l’imaginaire m’a toujours permis d’écrire ce que je voulais sans me dévoiler entièrement. Le tome 4 de Mystica, par exemple, fut écrit à un moment où je n’allais pas très bien et le fait de mettre autant de noirceur dans ce tome m’a permis d’aller mieux, de me faire ma propre thérapie. Si vous lisez le livre, qu’allez-vous comprendre de moi alors que des vampires et des loups-garous courent partout en ville pour mettre le chaos pendant que les tueurs tentent d’empêcher une guerre de se déclarer dans les rues de la ville ? De plus, le fantastique est un thème qui me plaît depuis toujours, je suis une grande fan de Buffy, mais aussi du mouvement romantique dans la littérature, j’aime les légendes, ce qui n’est pas réel. M’évader est ce que je recherche quand je lis et quand j’écris, je laisse de côté ma vie tranquille pour inventer un nouveau monde.

 

Préfères-tu écrire une saga ou un roman ?
Je n’ai pas de préférence, cela dépend de l’histoire, de ce que je veux en faire. J’ai fait les deux, c’est plus facile de dire au revoir aux personnages d’un roman que d’une saga, surtout quand celle-ci dure depuis un moment. Après, j’ai aussi bien des idées pour écrire une histoire unique qu’une histoire sur plusieurs tomes. Il faut s’écouter et se laisser porter par son imagination.

 

Quel sentiment a-t-on lorsqu'on reçoit ses propres livres dans ses mains ?
C’est une explosion de joie, une grande fierté. Il faut savoir qu’écrire un livre ne se fait pas aussi facilement. On y passe du temps, que ce soit pour l’écriture, la correction, la relecture. Parfois, on n’est pas satisfait, on recommence, on supprime des passages, on en ajoute d’autres, il faut ensuite voir pour le choix de la couverture… Bref, c’est tout un processus qui peut prendre du temps, donc une fois qu’on a le bébé en main, on a envie de sauter partout de joie. ^^

 

Comment arrives-tu à mêler ta vie de libraire Cultura et d’auteure ?
J’ai la chance de faire un métier passion, étant d’abord une grande lectrice. Quand je suis au travail, l’auteure n’a pas sa place. Je prends mon métier au sérieux, que ce soit sur la mise en place d’opérations, des nouveautés, ou des conseils clients sur leurs futures lectures. Par contre, à la maison, la libraire est restée à Cultura et si l’auteure veut se montrer, elle est la bienvenue. Ça fait très schizophrène, mais je te rassure, tous les auteurs ont ce côté un peu dérangeant (je défie quiconque qui me dira le contraire). Ensuite, je n’écris que lorsque j’en ressens le besoin ou l’envie, donc cet aspect de moi ne pose pas de problème à la femme active ou à la femme en couple.

 

Un livre coup de cœur à partager avec nos lecteurs ?
C’est dur d’en choisir qu’un seul, je vais donc en choisir un que j’ai eu dans le style fantastique, peut-être un peu moins connu des lecteurs qui connaissent Anne Rice, la reine du roman vampirique par excellence. Si vous connaissez sa série Chroniques des Vampires, notamment avec les histoires de Lestat, peut-être connaissez-vous Pandora, un conte vampirique qu’elle a écrit il y a quelques années. On y suit Pandora, une femme qui a vécu pendant la Rome antique et qui va tomber sous le charme de Marcus (celui qui transformera Lestat des siècles plus tard). Pandora est une femme qui est en avance sur son époque, qui a une douceur et une force en elle. Je me souviens l’avoir lu et être tombée amoureuse de son personnage, plus que tous les autres vampires de la saga (même si j’aime beaucoup Lestat et Armand). Son histoire, sa façon de parler, de penser, sa manière d’être une fois vampire… c’est clairement un des plus beaux romans que j’ai pu lire de l’auteur et du genre.

 

Un grand merci à @Cyndie_epagny d’avoir joué le jeu de l’interview ! ✨
 

Découvrez la saga Mystica sur Cultura.com, L'enfant de la délivrance sous format numérique ici, ainsi que son roman érotique Muse le temps d'un roman

6 Commentaires
Passager

Bonjour,

 

j'ai suivi les aventures de Mystica de bout en bout avec délectation. J'ai senti une grande imagination à travers cette histoire et surtout une grande frustration à chaque fois que je tournais la dernière page, car je devais ensuite attendre le prochain tome de la saga.

Le dernier tome est pour moi le plus aboutit, celui aussi où j'ai senti que l'auteure avait muri, chaque personnage y est plus complexe, avec des sentiments très profonds que je me suis amusé à ressentir parfois. Les actions sont bien construites, dosées à la perfection.

C'est aussi par cela qu'on voit une bonne auteure, chaque aspect de l'histoire doit être amené avec tact et subtilité.

 

Mystica on l'aime ou on la déteste, mais la force de cette série réside dans sa diversité de personnages, tous très différents mais aussi attachants les uns que les autres.

 

Au final, je regrette que ce soit la fin (et quelle fin !!), mais je suis sûr que Mystica laisse sa place car l'auteure travaille déjà sur une nouvelle pépite, qu'il me tarde de découvrir dans les rayons de Cultura !

Aventurier

Bonjour @Cyndie_epagny,

Et merci d'en avoir dit un peu plus sur vous!

Mes souvenirs de Anne Rice sont dans la bibliothèque de mon frère qui avait plusieurs de ses livres. Les couvertures ne m'attiraient pas trop à l'époque... Maintenant, la Fantasy est le genre que je lis le plus!

Expert Jeunesse

Merci @Hokkyo pour ton retour, j'ai le sourire depuis que j'ai lu ton commentaire ce matin, la pluie de ce week-end ne me l'enlèvera pas 🤗

@soff78 pocket a revu ses couvertures depuis quelques années et il me semble que Pandora fera peau neuve dans peu de temps si tu ne l'as pas encore lu 😊

En tout cas, merci pour vos retours, ça me touche  

Community Manager

@Cyndie_epagny merci pour ce partage autour de ta passion pour l'écriture et le livre en général ! Et ça doit être tellement fort de finaliser un roman (et pour toi plusieurs!) bravo pour tous ces projets ! 

Expert Jeunesse

Merci beaucoup @Sophie-Cultura Chat heureux

Expert Jeunesse

Pour ceux qui lisent en numérique, le 1er tome fait partie de #opallstars tout le week-end. 😊

https://www.cultura.com/mystica-tea-9782365405072.html