La papeterie Tsubaki d'Ogawa Ito

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La papeterie Tsubaki d'Ogawa Ito


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Découvrez le coup de coeur CulturaLivres de la semaine : La papeterie Tsubaki d'Ogawa Ito : un vrai moment de zenitude !

 

Après une jeunesse mouvementée, une jeune femme revient dans son village pour reprendre la papeterie de sa grand mère (qui l'a élevée) à présent décédée. Outre la vente d'articles de papeterie, elle est aussi écrivain public, métier auquel sa grand mère (l'Ainée) l'a formée.

 

Tout au long du livre, Hatoko décrit ses journées, les lettres qu'elle calligraphie qui sont lettres de rupture, condoléances pour le décès d'un singe (??), cartes de voeux par dizaines...

 

Elle répond à toutes les demandes, s'appliquant à choisir aussi bien ses outils (pinceaux, stylos, plumes..) que ses encres, son papier, le timbre qu'elle appose et les textes qu'elle rédige seule.

 

C'est aussi son environnement qu'elle décrit, les temples qu'elle fréquente, les restaurants ou les cafés où elle se rend seule ou accompagnée de ses amis qui sont aussi parfois ses clients. Le tout dans une ambiance sereine, poétique ... à nous faire réver.

 

C'est un livre qui apaise, avec lequel on s'endort l'esprit tranquille.. qui fait du bien. J'ai adoré. 

 

Retrouvez La papeterie Tsubaki d'Ogawa Ito sur Cultura.com. 

 

 

 

Blanc
Cultura Pince Vent
2 RÉPONSES
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Re: La papeterie Tsubaki - d'Ogawa Ito - Editions Philippe Picquier

@Zabou1 merci beaucoup pour ce superbe coup de coeur. Ce livre plairait beaucoup à ma maman, qui aime tant l'univers du livre, l'écriture et le côté poétique des descriptions, dans un esprit serein et tendre. Je me le note ! 

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Re: La papeterie Tsubaki - d'Ogawa Ito - Editions Philippe Picquier

Quand la littérature et a fortiori l’écriture sont une passion, le titre de ce roman a la force d’un aimant. Dès les premières pages, l’auteur présente avec détails la lente progression de son rigoureux apprentissage de la calligraphie, le choix de la plume, celui du papier, puis les lignes deviennent courbes et arabesques, et alors vient  le choix des outils pour écrire la bonne nouvelle, la séparation, le divorce … la beauté de l’art opère et invite au rêve. Sans compter les rencontres et les liens qui se tissent au gré des travaux d’écriture commandés par des clients qui confient leurs émotions à un écrivain public. Je peux dire que la magie opère.

Ce fut le cas au début, et sans effort, car l’univers brossé par l’auteur est apaisé. Sa description des rites et autres traditions de la culture japonaise est également intéressante.

Mais,  page après page, je me suis détachée de ce monde artificiel, irréel, où la violence ou seulement la moindre contrariété se règlent comme par magie par les bons sentiments, dans lequel empathie et compassion prennent le relais de la poésie. Je regrette cependant que l’agacement que j’ai ressenti très vite ne m’ait plus permis d’apprécier l’idée de l’esthétisme des belles lettres qui était le point de départ du roman.

Ceci dit, je comprends que la zénitude ambiante permette de décrocher de la vraie vie, le temps d’un livre.