Une drôle de fille d’Armel Job (édition Robert Laffont)

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Une drôle de fille d’Armel Job (édition Robert Laffont)

 
 
Septembre 1958, Mme Vandermalle, psychiatre représentant l’Oeuvre des orphelins de guerre, entre dans la boulangerie-pâtisserie des époux Borj à Malfort, petite ville belge. Elle vient  leur proposer d’engager sa protégée Josée en tant qu’apprentie. Josée est orpheline de guerre. Elle a perdu ses parents dans un bombardement qui l’a laissée légèrement déficiente mentale et épileptique. Après quelques réticences, les boulangers l’embauchent et Josée se révèle une employée modèle, extrêmement rapide en calcul. Par ailleurs, elle chante à merveille, et elle sera remarquée à la chorale lors de la messe de minuit ce qui  déclenchera des événements qui bouleverseront la vie des boulangers et de la petite ville.
 
Ce livre plonge le lecteur au sein d’une famille de commerçants de province à la vie apparemment tranquille mais qui porte son lot de rancoeurs, de jalousies, de secrets enfouis. La rumeur va bon train et enfle au fil des évènements.  Les personnages sont croqués avec précision   "Ruben a l'air d'un rustre, en « short de football flottant et (…) tricot de peau dont les bretelles découpent une impressionnante carrure ».   L’atmosphère du village est décrit avec une ironie malicieuse. 
Le style est savoureux. Le texte est émaillé d'expressions humoristiques qui font sourire  : « Evidemment chez un jeune clerc fraichement émoulu du séminaire, une cohorte de jeunes vierges n’éveillait pas que des élans mystiques ». 
J’ai adoré ce roman que je recommande chaleureusement.
Cultura Pince Vent