Talents romans jeunesse 2017 : les questions du comité de lecture à Marine Carteron
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Marine Carteron revient avec une nouvelle trilogie, incroyablement addictive, sombre, sans temps mort, d’une efficacité redoutable : Génération K.

 

Il faut s’y plonger, plonger dans cet univers obscur, aller à la rencontre de ces personnages doués de pouvoirs terrifiants et ne pas hésiter à poursuivre cette haletante lecture en se procurant le Génération K - tome 2 sorti en mars. Et que les impatients se rassurent, le dernier opus arrive en libraire au mois d’octobre…

 

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 Retrouvez ci-dessous l’intégralité de l’interview !

 

 

Après les Autodafeurs, vous publiez une nouvelle trilogie au Rouergue – Génération K. Le premier tome a paru en septembre 2016, le 3e opus est prévu pour le mois d’octobre. Est-ce une volonté de votre part de rapprocher la parution de chaque tome ?

En fait c’est une idée de l’éditeur. Pour un public adolescent, un an c’est beaucoup trop long. D’ailleurs, même si je suis (un peu) plus âgée, je suis moi aussi une grande fan de séries et déteste attendre. Après, j’avoue que c’est assez sportif. Comme je ne commence pas l’écriture des tomes suivants tant que celui d’avant n’est pas totalement bouclé, ça me laisse une très courte marge de manœuvre pour l’écriture. Mais, bon, j’avoue que j’adore écrire sous tension.

 

Comment avez-vous construit l’intrigue de Génération K ? Pour les Autodafeurs, vous aviez révélé ne connaître l’issue de l’histoire qu’au dernier moment… Était-ce également le cas ?

Comme pour les Autodafeurs, les personnages ont émergé bien avant l’intrigue. D’abord Kassandre, puis Georges et la Chose. Mina n’est arrivée qu’après.

Pour ce qui est de l’issue de cette histoire, cette fois-ci j’ai fait l’inverse des Autodafeurs. J’ai écrit le dernier chapitre en premier, sur un coup de folie, comme une bonne blague. Ensuite, eh bien ensuite il a fallu écrire les mille pages d’avant. Bref, je savais où je voulais aller et avec qui… restait à trouver comment (une broutille J).

Comment décidez-vous de révéler ou d’éclairer certains points au fil de vos récits pour rendre chaque livre incroyablement haletant et trouver le bon équilibre ?

Bonne question (quand ça commence comme ça, c’est qu’on n’a pas la réponse…).

Comme je ne fais pas de plan, je navigue souvent à vue et j’ai tendance à poser les éléments quand ils me viennent. Je découvre donc l’histoire en l’écrivant. Ensuite, à la réécriture, quand ce n’est pas assez clair, je rajoute des indices a posteriori (enfin, en vérité c’est plutôt Olivier, mon éditeur, qui me guide à coup de « heinnnn ??? » surlignés trois fois dans la marge). Entre la version de départ et celle que les lecteurs ont entre les mains, il y a jusqu’à 5 ou 6 réécritures…

 

Avez-vous fait des recherches particulières pour votre roman ? Notamment pour les questions scientifiques ?

J’ai fait des études d’histoire de l’art et d’archéologie, du coup, mes connaissances scientifiques étaient très insuffisantes pour parler correctement virus ou génétique. Alors j’ai lu beaucoup d’articles scientifiques sur ces sujets. Mais j’ai surtout dévoré plusieurs essais sur le transhumanisme. Un sujet passionnant qui m’a beaucoup inspirée.

Le récit du tome 1 se fait autour des voix des 3 adolescents ; comment avez-vous travaillé la psychologie de chaque personnage ?

Avant de commencer la rédaction à proprement parler du roman, j’écris de nombreux textes en me mettant dans la peau des personnages. Des textes qui me permettent de mieux les cerner, comme des esquisses. Ensuite, je relis le tout et n’en garde qu’un par personnage, c’est ce texte qui me sert de « base ». Pour Génération K, le texte de base de Kassandre était celui où elle fait la maligne face à sa prof de français ; pour Georges, le texte de la prison ; pour Mina celui de la confrontation dans la cuisine avec sa mère.

Que pouvez-vous nous dire sur le quatrième Génophore ?

Rien du tout ! Et le suspense alors ! Bon, okay, mais c’est bien parce que c’est vous. Il s’appelle Enki et son pouvoir est lié à la Terre… pour le reste c’est dans le Tome 2.

 

Les couvertures des deux tomes publiés sont particulièrement réussies. Avez-vous participé au choix des illustrations ?

Ça c’est le sujet qui fâche… non, je plaisante. Les couvertures sont réalisées par Patrick Connan. Il soumet à chaque fois plusieurs projets (vous pouvez les voir sur sa page la « Barbarian Factory », pour ceux qui sont curieux) et à partir de là c’est la guerre parce que nous ne sommes pas toujours d’accord. Bon, l’avantage c’est que les couvertures de Patrick sont toutes magnifiques donc même quand ce n’est pas ma préférée qui est finalement choisie, ce n’est pas très grave. Sur Génération K la couverture du Tome 1 a été choisie à l’unanimité, celle du 2 par l’éditeur, la troisième par ma pomme. Du coup, tout le monde est content.

 

Avez-vous d’autres projets d’écriture en cours ? Que pouvez-vous nous en dire ?

J’écris toujours des tas de textes en même temps, mais de là à parler de « projets »… En fait, la plupart restent dans mon ordinateur. Disons que dans ceux qui ont une chance d’être publiés un jour, il y a un roman d’aventures se déroulant dans l’univers des gamers et une petite série illustrée sur le thème des samouraïs. Les deux sont à destination d’un public plus jeune (8/10 ans) car mon fils cadet qui est dans cette tranche d’âge voulait sa propre série… J’avais écrit les Autodafeurs pour son frère aîné, il ne fallait pas faire de jaloux J.

 

Merci Marine de nous avoir accordé du temps et merci encore pour cette nouvelle et fascinante trilogie.

 

Merci à vous !!!!

 

Retrouvez vite les deux premiers tomes de Génération K sur Cultura.com ! 

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 Retrouvez tous les lives de Marie Carteron sur Cultura.com ! 

 

 Bonne lecture et un grand merci au Comité de lecture TALENTS ROMANS JEUNESSE 2017 et à Marine Carteron ! 

 

1 Commentaire
Grand Maître**

Bonjour, merci pour cette interview. Le premier tome de Génération K a piqué ma curiosité et je compte bien lire la suite.  Je pense craqué pour Les autodafeurs assez rapidement.

Bonne journée!