Avant qu'elle s'en aille de Maïa Kanaan Macaux

‎27-03-2022 10:16

Avant qu'elle s'en aille de Maïa Kanaan Macaux

Maïa et Jean Sélim ont visiter bien des pays (Europe, Asie), leur père un diplomate égyptien car ingénieur agronome et leur mère une française, cultivé et voyageuse. Après la mort de leur père le grand frère de Maïa poursuit les voyages dans le cadre de missions humanitaire, une sorte d'hommage au valeurs qu'on le lui a transmit. Maïa s'inquiète pour sont frère qui part dans des pays à risques (Somalie, Irak et Yougoslavie). 

Alors que la mère de Maïa à sa mémoire qui s'évanoui, cette dernière remonte le fil de son histoire.

 

 

 

 

  

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Sur Cultura.com

 

Maïa Kanaan Macaux nous invite dans un voyage nostalgique d'une enfant dans un monde violent mais aussi parfois beau, la vie est aussi le déchirement face à la disparition d'être aimés. Avec une plume fluide l'autrice nous fait donc voyager dans ce récit profond autobiographique pleinement assumé. 

Une relation familial est fusionnelle en particulier avec Jean Sélim. Les souvenirs familiaux, tissés de tendresse partagée, de baignades, de jeux dans le quartier, sont légers, heureux, ensoleillés. Un goût simple et déchirant de petit paradis. Tout vole en éclat à la mort du père, le deuil, le chagrin et la séparation. Le portrait de Jean Sélim le frère qu'elle aime mais aussi celle de sa mère qui a tenter de vivre malgré le deuil. Un roman qui n'est pas sombre, mais il porte un regard sur la mémoire de son enfance dans un monde devenu violent et fou. 

Ma note 4,3 Cœur/5 @IsaPouteau voici mon gros de coeur pour le moment. 

 

"Combien de vies imaginées dans ces demeures patriciennes, dans ses rues arborées, dans ces bains publics. Je mesure l’histoire qui s’est jouée, là, en face de moi. Les ruines la racontent en silence, elles en sont les vestiges, la mémoire de pierre, de brique et de mousse, à la fois majestueuses et désuètes. Rien ne s’y joue et pourtant tant s’y est tramé, construit, décidé. Cette histoire imprègne la nôtre en profondeur, elle irrigue nos vies d’Occidentaux du Vieux Monde. Plus près de nous, derrière les petits jardins carrés, en contrebas, l’enclos d’un couvent, dans lequel des nonnes possèdent des poules et des vaches, un verger et un potager. On ne les voit pas, elles sont cachées derrière de lourdes et hautes enceintes, mais on les entend, on les devine. Mon père s’est levé alors qu’assise par terre, je dessine au pastel sur la table basse. Je cherche les couleurs, le rouge des briques et le vert des arbres. Tout est encore calme. Mon père s’affaire dans la cuisine. Il aime les rituels. Les œufs au plat du dimanche matin en font partie. Je l’entends de l’autre côté de la porte qui accueille mon frère tout endormi, épis dans les cheveux et mine du matin. Je les rejoins. Mon père est rarement là. Lorsqu’il revient de mission, c’est la fête."

 

Cultura Auxerre
2 Réponses 2
‎27-03-2022 11:47

Re: Avant qu'elle s'en aille de Maïa Kanaan Macaux

@spitfire89 merci pour le partage de ce coup de cœur. A vous lire, cela semble être un beau texte sur la famille, sur la mémoire et l'impact du modèle parental sur les choix de vie des enfants. 

Mrs North lit
‎27-03-2022 18:44

Re: Avant qu'elle s'en aille de Maïa Kanaan Macaux

@spitfire89 Très intéressant Merci pour ce coup de coeur.