L'île des chasseurs d'oiseaux de Peter May

‎11-07-2021 10:56

L'île des chasseurs d'oiseaux de Peter May

Bonjour, j'ai lu plusieurs ouvrages de cette auteur, Peter May. C'est la première fois que je lis un de ces romans qui font partie d'une série de livres. Je vous propose le 1er livre de sa trilogie Écossaise.

 

 

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Nous suivons Finlay (Fin) Macleod un inspecteur qui à perdu son fils unique, encore sous le choc, il enquête sur un assassinat commis à Edimburg, un meurtre particulièrement macabre va être commis avec le même modus operandi sur l'île natale de  Fin Macleod, sa hiérarchie l'envoi pour suivre cette affaire. Depuis dix-huit ans Fin n'y était retourné. Cette mission va lui faire rencontrer le passé qu'il a fui en allant à l'université  de Glasgow.

Dès l'autopsie effectuée par le médecin légiste, Fin ne croit plus à un lien entre les deux affaires.

Sur cette île tempétueuse du nord de l'Écosse, couverte de landes, où l'on se chauffe à la tourbe, pratique encore le sabbat chrétien et parle la langue gaélique, Fin retrouve les acteurs de son enfance, à commencer par Ange, chef tyrannique de la bande dont il faisait partie.
Marsaili, son premier amour, vit aujourd'hui avec Artair. Ce même Artair dont le père a perdu la vie en sauvant celle de Fin lors de l'expédition qui, chaque année, depuis des siècles, conduit une douzaine d'hommes sur An Sgeir, rocher inhospitalier à plusieurs heures de navigation, pour y tuer des oiseaux nicheurs.

 

Que s'est-il passé il y a dix-huit ans entre ces hommes, quel est le secret qui pèse sur eux et ressurgit aujourd'hui ?

 

Dans ce roman l'enquête est au second plan, Peter May utilise les rites ancestraux pour nous plongé dans le passé de Fin, avec un jeu de fausses pistes, scènes terrifiantes, un jeu de dialogues à doubles sens. 

Une île parfaitement décrite par l'auteur et qui prend réellement vie sous sa plume. Il utilise parfaitement une alternance passé-présent. 

Une galerie de personnages écorchés, complexes, parfois cruels et le lien qui les unissent est bien décrite. Tout au long du roman, Finlay sera le narrateur de son enfance et de son adolescence. Un passé qui n'est pas sans lien avec l'enquête qu'il mène.

 

Extraits :

Bien que les yeux de Fin fussent clos, ils étaient grands ouverts pour la première fois en dix-huit ans. Cette sensation qu'il avait eue durant toute sa vie d'adulte, qu'il y avait quelque chose qu'il ne pouvait voir, quelque chose qui avait disparu au-delà de son champ de vision. Le choc était physiquement douloureux. La tension le raidissait. Comment pouvait-il avoir oublié ? Soudain, sa conscience était inondée de souvenirs, comme les scènes d'un cauchemar qui reviennent au réveil. Il sentait la bile monter en lui, tandis que les images défilaient sur sa rétine, comme un vieux film de famille.

 

Lorsqu'il était enfant, il était presque impossible de parcourir une rue de Ness sans entendre un métier à tisser en fonctionnement quelque part, dans une remise ou un garage. Fin s'était toujours demandé pourquoi le tweed tissé à Lewis était appelé le Harris Tweed. En tout cas, quelque fût son nom, les tisserands ne gagnaient pas grand chose. Le Harris Tweed n'en était pas s'il n'était pas tissé à la main et, à une époque, des milliers d'insulaires travaillaient chez eux pour en produire. Les fabriques de Stonorway le payaient une misère et le revendaient ensuite sur les marchés européens ou aux États-Unis avec un bénéfice confortable. Mais à présent, ces marchés s'étaient effondrés, le tweed avait été remplacé par des tissus plus à la mode, et seuls quelques tisserands subsistaient, toujours payés une misère.

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