L'aile des vierges de Laurence Peyrin

‎03-09-2021 18:12

L'aile des vierges de Laurence Peyrin

 

Angleterre, avril 1946,  Maggie Fuller, jeune veuve au fort caractère,  bercée par les idées novatrices d’une mère sage-femme féministe et d’une grand-mère suffragette. Quand elle est devenu veuve trop tôt, elle n’a d’autre choix que de renoncer à son rêve de partir en Amérique et devenir médecin pour finalement entrer au service des  Lyon-Thorpe une famille richissime et influente du Kent, en Angleterre. Femme de chambre, un destin bien décevant par rapport à celui dans lequel elle se projetait. Et la seule consolation de Maggie est que personne ne soit là pour assister à sa déchéance.

En ce jour d’avril 1946, en remontant l’allée qui mène à Sheperd House, elle a le sentiment de mettre ses valeurs entre parenthèses.  Pour cette jeune femme cultivée et émancipée. Mais Maggie va bientôt découvrir qu'elle n'est pas seule à se sentir prise au piège à Sheperd House et que, contre toute attente, son douloureux échec sera le début d'un long chemin passionnel vers la liberté. 

L’intégration parmi la dizaine de domestiques vivant comme au siècle précédent est difficile pour Maggie. Elle trouve ridicules les préoccupations et exigences de Madame, surnommée par ses employés « Pippa-ma-chère », car c’est ainsi que ses amies l’appellent à grand renfort de voix haut perchées. Le maître de maison, lointain, l’indiffère. Seul trouve grâce à ses yeux le vieux lord, âgé de près de cent ans, qui perd la tête et la confond avec une mystérieuse Clemmie à qui il déclare son amour.

Mais Maggie va bientôt découvrir que le maître de maison, John Lyon-Thorpe, est loin d’être l’héritier phallocrate qu’elle imaginait. Ils entament une liaison passionnée. Comme elle, John est prisonnier de son destin, et veut s’en libérer. Il a grandi en Afrique, où son père avait une immense propriété, et compte y retourner. Il éprouve les mêmes envies d’ailleurs que Maggie, le besoin de se sentir vivant.

Et du jour où elle s’avoue son amour pour John, Maggie comprend qu’elle va devoir choisir entre la promesse du bonheur et son aspiration à la liberté.

 

Laurence Peyrin nous fait découvrir parfaitement le contexte de l'époque en parsèment petit à petit l'histoire sociale de l'Angleterre. L'ensemble des personnages sont très bien écrit même les personnages secondaires sont réalisé avec beaucoup de soins. Maggie Fuller est  une femme indépendante, téméraire et avant-gardiste.  Une histoire agréable et tout à fait plaisante, même si on reste clairement dans une sorte de classicisme. Un roman historique fort de caractère.

 

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