Mamma Maria de Serena Giuliano

RÉSOLU
‎28-03-2021 12:01

Mamma Maria de Serena Giuliano

Serena Giuliano, autrice du roman Luna à reçu le prix Babelio avec Mamma Maria.

 

 

 

Sous le coup d'une déception amoureuse, Sofia a quitté Paris pour son petit village natal de la côte amalfitaine. Là, la jeune traductrice respire enfin. Attablée à sa place habituelle, sur la terrasse du Mamma Maria, le bonheur est simple comme un espresso au soleil ou une chanson d'Adriano Celentano... Ce caffè, c'est le coeur du village, le rendez-vous des jeunes, des vieux, dans le généreux giron de la patronne, Maria, leur mère à tous. Or ce matin-là, pour la première fois depuis des lustres, il s'est glissé comme une fausse note dans la partition. Le vieux Franco ne s'est pas présenté pour son éternelle partie de scopa. La fin de la dolce vita ?

 

"Ciao, Sofia, qu'est-ce que je te sers ? Comme d'habitude ? Et j'ajoute un cornetto, parce qu'il faut manger, ma fille !
– Oui, merci, Maria."
Je m'installe en terrasse, face à la mer, comme chaque matin depuis que je suis de retour en Italie. J'aime bien travailler au son des tasses qui s'entrechoquent. Et, au Mamma Maria, j'ai toujours de la compagnie. Il y a ceux qui viennent tuer le temps. Il y a les enfants qui rêvent devant le comptoir à glaces. Il y a les ados qui sirotent un soda, monsieur le curé, et, surtout, mes partenaires de scopa.
Ici, on vient échanger quelques mots, partager un apéro, esquiver la solitude ou écouter Celentano. Moi, je viens pour me persuader que j'ai bien fait de quitter Paris et l'autre abruti.
Il fait quand même meilleur ici.
Et puis, on cherche aussi à profiter de la bonne humeur (ou non) de Maria, qui mène, comme une mamma, tout ce petit monde à la baguette.
Bref, j'ai enfin retrouvé mon village paisible.
Enfin, paisible jusqu'au jour où ?

 

 

Un roman à deux voix , celle de Sofia et celle de Maria dont le lecteur devient un invité de cette famille  chaleureuse en apparence , jusqu'à ce qu'un événement ne vienne bouleverser la routine. De Paris à la côte amalfitaine au sud de l'Italie. Un roman Feel good plein de bon sentiments tels que la tolérance, la solidarité, avec une ambiance typique italienne dans une jolie carte postale. 

Cultura Auxerre
2 Réponses 2
‎06-04-2021 18:50
Solution

Re: Mamma Maria de Serena Giuliano

Des 3 romans de Serena Giuliano, Mamma Maria reste de loin mon préféré !! 

 

Ces 3 romans sont des bouffées d'air pur, des voyages dans le sud de l'Italie, le goût des pâtes, de la Parmiggiana, et de l'Amalfitano sur les papilles !!

 

De belles histoires, avec un vrai fond, une écriture simple et efficace, d'une fluidité sans nom, qui empêche le lecteur d'abandonner son livre jusqu'à la fin !!! Et des personnages tout aussi attachants les uns que les autres, et Maria.. Ah Maria !!!!

 

Je fais ma valise, et je file m'installer à la terrasse de son bar-restaurant, pour siroter un Amalfitano en regardant ses copains de route jouant à la scopa ! Smiley clignant de l'œil

Balises (1)
‎25-05-2021 18:34

Re: Mamma Maria de Serena Giuliano

Accroche :

"Sous le coup d'une déception amoureuse, Sofia a quitté Paris pour son petit village natal de la côte amalfitaine. Là, la jeune traductrice respire enfin. Attablée à sa place habituelle, sur la terrasse du Mamma Maria, le bonheur est simple comme un espresso au soleil ou une chanson d'Adriano Celentano... Ce caffè, c'est le coeur du village, le rendez-vous des jeunes, des vieux, dans le généreux giron de la patronne, Maria, leur mère à tous. Or ce matin-là, pour la première fois depuis des lustres, il s'est glissé comme une fausse note dans la partition. Le vieux Franco ne s'est pas présenté pour son éternelle partie de scopa... La fin de la dolce vita ? "

(Texte 4e de couverture)

 

 

Mamma-MariaEnvie de partager ce livre parce que...

 

... Avec "Mamma Maria" Serena Guilano nous embarque dans un voyage magnifique. J'ai profondément aimé ce roman. Tout d'abord, l'histoire. Nous suivons Maria, 65 ans napolitaine au caractère bien trempé et gérante du bar "Mamma Maria" ; et Sofia, jeune trentenaire, traductrice qui revient sur sa terre natale se ressourcer. Vous l'aurez compris, il s'agit d'un roman à deux voix. Au fil des chapitres, nous découvrons peu à peu ces deux femmes fortes, touchantes et complexes. Toutes les deux occupent une place dans ce petit village où tout le monde se connait. Maria est clairement le pilier de la communauté. Son petit bar est en quelque sorte un QG où tout le monde se retrouve et est le bienvenu. Elle veille sur toutes les âmes et entend bien être au courant de tout ce qui se passe. Elle est ... la mamma ! Sofia est l'enfant prodigue revenue au pays. Avec elle, on comprend tout l'attachement à la famille. Sous sa voix, le roman prend une direction différente. Sofia incarne la chaleur italienne. De retour dans son village après une peine de cœur, la jeune femme va finalement être entrainé par Franco, pour venir en aide à Souma, une jeune migrante et son petit garçon Moustafa. Ce roman est un roman positif, solidaire et drôle. Je n'attendais pas cette thématique et ce fût une agréable surprise. Comme quoi Feel Good ne rime pas toujours avec Romance ! J'ai également apprécié la manière dont Serena Guiliano traite ce sujet : Sofia et ses amis se heurtent à la peur, la méfiance et au racisme ambiant. Pour autant, la solidarité est belle et bien présente. Un roman moderne qui prône finalement le dialogue et la bienveillance.

 

... Dans un registre plus léger, j'ai eu un véritable coup de cœur pour les personnages et leur traitement par l'auteure. Si j'ai adoré la Mamma qui est - n'hésitons pas à le dire - brute de décoffrage, ce n'est rien à comparé des 3 anciens du village : Franco, Ugo et Antonio ! Ils tapent le carton tous les jours : ils sont curieux, sourds et veillent au grain. Et lorsqu'ils découvre Paris... !!! Il y a aussi Pino (le fils de Maria), Raffaela (la belle-fille de Maria : les relations entres elles sont juste à mourir de rire), Don Anniello le curé du village, Luca, Lucia, la zia... Toute une galerie de personnages haut en couleur pour laquelle j'ai eu beaucoup d'affection. Ils sont quasi aussi importants que Maria et Sofia. Ils participent à intégrer le lecteur au roman.

 

... J'ai souvent pu lire que ce roman "sent bon le soleil et l'Italie"... et bien c'est vrai ! C'est l'esprit italien concentré en 230 pages ! On retrouve tout : la chaleur, les paysages, le tempérament avec les bons côtés et les travers mais aussi les grands classiques. Pour ma part, ce livre m'a rappelé bien des souvenirs. L'importance des liens familiaux, cette proximité qui peut parfois vous pousser à vous demander si vous n'avez pas affaire à la CIA, toute l'affection contenue dans un petit mot du dialecte local (nenné, zia, nonna...), des hommes et femmes au sang chaud mais toujours avec un grand cœur et surtout... la Scopa : mythique ! Quel plaisir de le redécouvrir dans un roman !

 

... Au fil du roman, Sofia écrit des cartes postales. Ces petits moments m'ont transporté en Italie ! En fermant les yeux (après lecture !), je pouvais entendre les bruits, sentir les embruns ou les rayons du soleil. J'ai été conquise par ces passages d'une grande sincérité. Serena Guiliano n'a pas une plume, elle a une baguette magique !

 

Boîte à outils :

 

- En 3 mots : Beau, vivant, savoureux

- Baromètre : ⭐⭐⭐ (⭐) /3

- Le livre : "Mamma Maria", sur Cultura.com