Où bat le cœur du monde de Philippe Hayat

‎18-10-2019 14:42

Où bat le cœur du monde de Philippe Hayat

A la lecture de ce formidable second roman de Philippe Hayat "Où bat le cœur du monde", partez à la découverte de Darius Zaken, un génie du jazz qui se réfugie dans le mutisme après l'agression de son père, libraire juif de Tunis. Des faubourgs de Tunis jusqu'au New-York des clubs de jazz en passant par l'Italie et sa libération pas les GI'S.

 

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Ce livre est un roman lumineux  sur la passion qui peut se reveler dévastatrice. Mais également sur les convictions qui peuvent ruiner une vie. Le tout saupoudré d'une fine couche de morceaux de jazz pour vous emporter vers un des plus beaux textex de ce mois d'août 2019.

 

Retrouvez  "Où bat le cœur du monde" de Philippe Hayat sur Cultura.com. 

 

 

 

 

Cultura Cormontreuil
2 Réponses 2
‎26-08-2019 10:25

Re: Où bat le cœur du monde de Philippe Hayat

@Juliette-Creil Je suis en train de le lire... Je vous donnerai mon avis une fois que je l'aurai terminé mais pour l'instant il me plait vraiment, on s'attache rapidement au personnage de Darius au destin si particulier... Et sans être une inconditionnelle du jazz, j'apprécie cet aspect musical qui enveloppe certains chapitres... 

‎29-04-2022 09:40

Re: Où bat le cœur du monde de Philippe Hayat

Un magnifique roman, voici ma chronique : 

 

Où bat le cœur du monde est un bain de musique et d’amour qui m’a séduite dès les premières pages.

Darius, c’est un vieillard qui fait ses adieux à la scène, mais aussi un musicien paumé et drogué de New York et à l’origine, un enfant d’une communauté juive persécutée à Tunis. Pour l’amour de la musique, il va quitter son pays la Tunisie, briser le cœur de sa mère qui ne le laisse pas vivre sa passion, et s’engager dans l’armée américaine, pour peut-être, un jour, réussir une carrière de musicien dans le pays du jazz et du be-bop.

Et s’il est tous ces personnages à la fois, il est avant tout un musicien de génie qui a émerveillé les passionnés de jazz pendant des décennies.

Il y a une sensibilité extraordinaire dans les mots de Philippe HAYAT, et son personnage de Darius le clarinettiste et saxophoniste, dont il retrace tous les âges de la vie, est d’une telle grandeur qu’il traverse avec dignité toutes les déceptions et les échecs, parce qu’il est un musicien blanc jouant une musique de noirs.

J’ai vécu intensément les moments éprouvants, la guerre, la ségrégation raciale, l’amour perdu d’une mère. Mais je me suis laissé porter par des instruments et des notes que je ne connaissais pas, en découvrant un monde lumineux qui a enflammé cette époque difficile.

C’est émouvant, vibrant d’amour et cela m’a apporté un sentiment de plénitude que peu de romans m’ont fait ressentir.

Et puis il a fallu éteindre la musique, mettre en sourdine ces airs de jazz enivrants, pour refermer, dans le silence, ce très beau roman.