" L'homme qui peignait les âmes" de Metin Arditi

‎07-08-2022 17:50

" L'homme qui peignait les âmes" de Metin Arditi

 

 

 

L'homme qui peignait les âmes par Arditi

 

https://www.cultura.com/p-l-homme-qui-peignait-les-ames-9782757894309.html

 

CœurCœurCœurCœurCœur

 

Gros coup de coeur pour ce roman dont la lecture fait du bien.

 

Metin Arditin nous transporte à Acre en l’an 1078. Le jeune Avner, qui appartient à la communauté juive, livre très régulièrement au monastère le poisson pêché par son père. Le jeune homme aime beaucoup venir là car le frère Thomas, en charge de la cuisine, ne manque jamais de lui offrir une galette sur laquelle reposent des figues enrobées de sirop et couronnées d’une couche de fromage.

 

Un jour, Avner entre dans l’église afin de récupérer un agneau du troupeau de sa cousine Myriam qui s’est échappé. Son oeil est aussitôt attiré par une icône représentant le Christ. Il est subjugué par la beauté de ce qu’il voit.

Cette découverte va changer sa vie à tout jamais. Désormais, il n’a plus qu’une envie : écrire lui aussi des icônes.

 

Mais comme le lui enseigne Frère Anastase, cela lui sera très difficile :

 

 » Le travail de l’iconographe l’amenait à franchir huit portes. Tant qu’Avner était juif, seules les trois premières lui seraient ouvertes. Pour franchir les suivantes, il lui faudrait embrasser la foi du Christ. Les iconographes étaient tous des moines qui consacraient leur vie à l’écriture des icônes. (…) Les règles d’écriture sont savantes. Et il y a un impératif théologique qui ne s’acquiert que par une longue étude des Textes et par une réflexion profonde, qui mène à la foi. Le don de soi est total. »

 

Le jeune homme franchira toutes ces portes, se convertira et quittera sa famille. Sa rencontre avec Mansour, un marchand ambulant musulman, avec qui il va voyager, sera le début d’une quête spirituelle qui va bien au delà de la foi enseignée par les dogmes.

 

Les icônes d’Avner, devenu Petit Anastase, sont magnifiques, admirées puis rejetées car ne correspondant pas « aux canons rigides qui régissent l’art des icônes ». En effet, celui qui est devenu un grand iconographe cherche à montrer dans chaque visage qu’il « écrit » la part de divin qui se cache au fond de chaque humain.

 

Beaucoup crieront alors au blasphème.

 

« Avner rendait les gens heureux. Lorsque les pélerins étaient de retour chez eux, leur sérénité était contagieuse. Leur âme avait acquis une paix qui s’étendait à celles de leurs proches, et ceux-ci, apaisés, diffusaient à leur tour un bonheur nouveau. (…) En rendant les hommes heureux, Avner les soustrayait à la domination des grands prêtres. Des foyers entiers se détachaient des rites religieux. Ce n’était pas le Seigneur qu’il offensait, puisqu’il amenait le bonheur. C’étaient ceux qui s’arrogeaient le droit de parler en son nom. »

 

Partir avec Metin Arditi sur les traces de cet homme, dont le coeur était empli de la beauté du monde et de l’homme dans sa part la plus profonde, m’a procuré un immense plaisir de lecture.

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Cultura Toulon
1 Réponse 1
‎08-08-2022 16:56

Re: " L'homme qui peignait les âmes" de Metin Arditi

Merci beaucoup pour cet avis @MAPATOU 

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