AVIS et CITATIONS Le bazar du zèbre à pois - Raphaëlle Giordano

AVIS et CITATIONS Le bazar du zèbre à pois - Raphaëlle Giordano

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Sincère. Voilà le premier mot qui me vient à l'esprit pour décrire Le bazar du zèbre à pois. Atypique, autant que le titre, serait le second. Raphaëlle Giordano a infiltré l'année dernière la liste de mes auteurs français préférés. Après cette lecture, elle s'est hissée en haut du palmarès. Le premier chapitre m'a arraché des larmes. Je me suis à 100% retrouvée dans le personnage de Basile, cet homme si attachant, si singulier et si bizarre aux yeux des autres. En tant que zèbre moi-même et autiste, j'ai connu le harcèlement, le rejet, les moqueries. Moi aussi je sais ce que c'est que d'être regardée bizarrement parce qu'on préfère lire au lieu de jouer, parler aux adultes plutôt qu'à ses semblables... Dans ce livre, j'ai découvert un alter-ego en la personne de Basile. Malgré son passé marqué de souffrances, il fait tout pour redonner espoir à des personnes qui l'ont totalement perdu, comme Arthur, cet ado passionné de graff en qui plus personne ne croit, Georgia, sa mère, totalement sur les nerfs depuis qu'elle ne s'épanouit plus dans son travail. Grâce à ses inventions aussi atypiques que lui, Basile arrive à pénétrer et sonder l'âme de ses clients, à les pousser à s'interroger sur ce qui les rend vraiment heureux alors que lui-même peine à trouver son propre bonheur. Il est cette personne que tout le monde devrait rencontrer, qui redonne foi et espoir en la vie et en son propre potentiel. Une fois de plus, Raphaëlle m'a conquise. Un roman frais, inondé d'espoir, avec des personnages auxquels on ne peut que s'attacher. En ces temps particuliers, le bazar du zèbre à pois est une ode à l'espoir. Des passages touchants, vrais et sincères vous feront plus d'une fois vous remettre en question.

 

"Les personnes sans potentiel n'existent pas, ce sont juste des personnes qui ne sont pas à leur place."

 

"Les gens ont de grandes difficultés à abandonner leurs souffrances. Par peur de l'inconnu, ils préfèrent souffrir, parce que ça leur est familier."

 

"Ce qui a tout changé et provoqué un déclic dans ma tête, c'est qu'il m'a montré que je pouvais prendre du plaisir dans l'effort et tirer une vraie satisfaction à travailler pour des projets que j'aime ! Pourquoi faudrait-il souffrir pour mériter ?"

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