Children T2de Miu Miura

Children T2de Miu Miura

 

À retrouver sur Cultura.com et ma chronique du Tome 1

 

Pour 3 millions de yens, une somme anormalement élevée, le jeune Tôru Igarashi, un étudiant, a accepté un petit boulot de six mois dans un orphelinat situé au fin fond des montagnes, pour s'occuper d'enfants et aider aux tâches d'entretien. Il y fait la connaissance de Sakurako, une jeune adolescente de 14 ans et du groupe d'enfants, un peu méfiants mais néanmoins plein d'énergie. Tout semble bien se passer jusqu'à ce qu'à la nuit tombée, cette ambiance joyeuse ne devienne malsaine et extrêmement sanglante ! Loin du monde, le cauchemar de Tôru ne fait que commencer. Les enfants deviennent d'incroyables machines à tuer, égorger, découper.

 

Dans ce véritable enfer qu'est l'orphelinat tenu par la jeune Sakurako, où les enfants sont les bouchers d'adultes qui leurs sont livrés, Tôru trouve un rayon d'espoir : Il fait la promesse à Rinko et Mirai de s'échapper avec elles, ces dernières ne pouvant se faire à ce cadre. Ce second tome conclut ce récit extrêmement violent ! Certainement le manga le plus gore et malsain de ces dernières années.  Un manga choc qui a provoqué le buzz à sa sortie chez Square-Enix en 2018 pour histoire dérangeante !


 

Le premier volume de Children faisait mouche pour quiconque aimait les histoires purement sanglantes et déstabilisantes.

L'une des caractéristique de ce premier opus était aussi de planter bon nombre de petits mystères, qu'il s'agisse sur la vérité sur l'orphelinat, ce qui rend Tôru "spécial" auprès de Sakurako, et différentes sous-intrigues autour des personnages. Alors, ce second et dernier tome avait une lourde tâche : Conclure l'histoire comme il se doit tout en confirmant les thématiques mises en exergue par la mangaka, tout en répondant à ces fameux points de mystère.

Le deuxième opus est épais mais aussi éprouvant. Miu Miura met un terme à cette histoire où les effusions de sang côtoient le gore.  On sent clairement que l'autrice prend un soin particulier à rendre dérangeant chacun des aspects de cette histoire, aussi bien sur le plan visuel que scénaristique. Si le premier volume conservait une humanité grâce à quelques une de ses figures, cette suite et fin en est une contradiction totale tant elle mise sur la surenchère de violences, physiques ou psychologiques.  les amateurs de récits du genre, amoureux de sensations fortes qui se détachent totalement d'une quelconque vraisemblance, peuvent être ravis : Le titre ne faiblit jamais dans cette tonalité jusqu'à ses dernières pages qui, elles, proposent un poil d'apaisement via une conclusion douce amère qui correspond bien au titre, et évite partiellement la clichée fin ouverte.

 

Une conclusion de l'auteur qui ne plaira peut-être pas à tous, à cause de ce qui est fait de quelques personnages et de révélations dont on pouvait peut-être en attendre plus. Miu Miura a répondu a énormément de questions, presque toutes, et se paie le luxe d'aborder très légèrement quelques thématiques comme  l'opposition entre l'enfant et l'adulte.

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Cultura Auxerre