Impact de Olivier Norek

Impact de Olivier Norek

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Tout commence par un classique du genre, un militaire, un baroudeur, Virgil Solal, désabusé, au fin fond du Nigéria , qui malgré lui, doit aider des habitants à s'éloigner de la pollution environnante des marées noires. Puis le fameux choc émotionnel qui va faire basculer notre anti-héros. Et là, après ces quelques pages, le roman change de perspective. On apprend qu'il a kidnappé le PDG de Total et c'est Diane Meyer 'psycho-criminologue' et le Capitaine Nathan Modis qui vont devoir ouvrir les négociations. Enfin...les négociations c'est à voir.

Qu'est ce que Greenwar? une organisation terroriste ou bien un porte parole de notre monde qui crie son désespoir et son impuissance face à notre hypocrisie constante ?  l'écologie sert-elle d'excuse à ses actes ou ces derniers mettent-ils en lumière les inactions de nos institutions bien pensantes. 

Voici le fondement du roman que nous offre Olivier Norek. Alors oui ce qu'il nous livre nous le savons, oui nous en avons conscience; mais là où la plume de l'auteur est d'une grande efficacité, c'est qu'il nous démontre notre ilotisme avec un raisonnement imparable. Il nous montre comment les puissances qui nous dirigent arrivent à manœuvrer, comment nous peinons à nous faire entendre et met le doigt sur notre prostration . Il nous montre aussi que la violence peut être aussi une causalité à notre apathie, sans pour autant en faire l'apologie. 

Un roman coup de poing sur notre société actuelle, sur sa fragilité, sur sa finalité même si une touche d'espoir peut surgir. Nous sommes dans un roman qui fera jaillir votre militantisme, un roman de constatation.

Un roman sur la bionomie, qui fera débat.

#https://www.cultura.com/impact-9782749938646.html

Balises (4)
Bleu
Cultura La Villette
1 Réponse 1

Impact d'Olivier Norek: pandi panda (avec le réchauffement climatique) il s'est pendu!

Elle est enfin là, la première Baignoire d'Or de l'année! Je n'en attendais pas moins de Sieur Norek qui frappe une nouvelle fois fort, ancrant son roman dans l'actualité brûlante de la destruction de notre planète et de ses terribles conséquences. 
Un polar écolo prenant, qui tape sur la tronche des pollueurs et des politiques, Mr Norek n'hésitant pas à se mouiller jusqu'à la barbe (impeccablement taillée comme toujours) à coup de références piquantes pour démontrer à quel point ce sont des salauds qui servent leur unique intérêt: le pognon! Les entreprises du CAC40 ne vous remercient pas. Moi, si!
 
Pitch (4ème de couv):
"Face au mal qui se propage et qui a tué sa fille,
Pour les millions de victimes passées sous silence et les million de victimes à venir,
Virgil Solal entre en guerre, seul contre des géants."
 
Il sera difficile d'écrire une chronique originale sur ce roman qui est encensé depuis des mois par ses confrères auteurs, par les professionnels du livre et par les lecteurs. Avec pour conséquence une multiplication de la trombine de Norek dans les médias, ce qui n'est pas pour déplaire à certaines... que je ne dénoncerais pas pour garantir leur anonymat! Tout a été déjà dit... Mais je vais tenter de relever le défi quand même!
 
Olivier Norek a donc récidivé. Le comble, pour un flic! Après avoir réalisé une histoire glaçante autour du sujet chaud bouillant de l'immigration, il décide cette fois de s'attaquer à la pollution, réchauffement climatique et autres aberrations désastreuses dont l'Homme est la cause. Et je trouve que ca lui va bien à Olivier Norek, la dénonciation d'injustices via une fiction qui se nourrit de faits réels. Tout cela via une écriture incisive et rythmée qui fait de cette lecture un piège! Les chapitres s'enchainent et avant d'avoir pu dire ouf, vous avez dévoré la moitié du roman sans en vous rendre compte! Pour ma part, je me suis obligée à me freiner pour savourer et faire durer dans le temps un plaisir que je n'avais pas encore ressenti depuis ce début d'année dans mes précédentes lectures.
 
Virgil Solal, personnage couillu et écorché vif, assassin pour la défense de la cause écolo, n'est qu'un prétexte pour venir nourrir la réflexion sur le sujet avec des références documentées qui hérissent le poil (de colère ou de peur) sur l'avenir de la Terre, des morts liés à la pollution à la déforestation, de la désanimalisation (laissez-moi inventer des mots!) à l'exploitation à outrance des ressources fossiles. Une fuite en avant qui va laisser dans quarante ans les gamins d'aujourd'hui bien emmerdés à savoir s'il faudra partager l'eau potable de leur pays d'origine ou la revendre à ceux qui en manquent, s'ils devront accueillir les migrants climatiques ou construire des murs aux frontières, s'ils seront de ceux qui auront la chance de survivre ou de ceux qu'on laissera crever. 
Cette génération sera-t-elle la génération des pandas énervés? Celle qui ne se contentera pas de manifestations non-violentes? Olivier Norek a-t-il semé avec Impact des petites graines qui ne demanderont qu'à éclore? Un roman peut-il soulever des foules? Sommes-nous seuls dans l'univers? Je m'égare...
 
L'écoterrorisme fera peut-être un jour plus trembler que le terrorisme-tout-court. C'est en tout cas un sujet qui émerge sur d'autres supports que le roman, la fantastique série télévisée suédo-danoise Bron/Broen l'ayant déjà abordé en 2011 dans sa deuxième saison (avec là aussi des masque d'animaux pour dissimuler le visage des activistes). Ce n'est encore aujourd'hui qu'un frémissement, porté par quelques porte-paroles médiatiques dont évidemment Greta Thunberg et carrément plus près (de moi géographiquement) Aurélien Barrau pour ne citer qu'eux. La cause écologique prend de l'ampleur, pour le moment encore bien pacifique. Mais de la prise de conscience à la révolution, il n'y a parfois qu'un pas!
 
Personnellement, je suis pour les solutions non-violentes mais agaçantes. Je propose donc un kidnapping "gentil" du Président de la République et des dirigeants des entreprises les plus polluantes. On les enferme ensemble dans une pièce (avec de la bouffe et de l'eau hein, je ne suis pas un démon non plus!) et on leur lit Impact à haute voix du soir au matin. S'ils ne cèdent pas au discours porté par le roman, ils craqueront d'épuisement psychologique! Alors, partants?
 
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Laure / Un Livre dans ma Baignoire