Je viens d'Alep : Itinéraire d'un réfugié ordinaire de Joude Jassouma

Je viens d'Alep : Itinéraire d'un réfugié ordinaire de Joude Jassouma

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Que dire de ce livre si ce n'est juste wouahouuuuu. Ce roman est un des rares témoignages sur la situation des syriens confrontés, malgré eux, à une guerre sanglante, contre laquelle leur seule chance de survie est l'exil.

 

À travers son regard, l'auteur nous fait découvrir son histoire de syrien, son enfance, son adolescence, sa vie d'adulte. Ce roman nous décrit les conditions de vie dans une Syrie en guerre, des difficultés rencontrées par les habitants des villes assiégées, de l'exode pour pouvoir survivre à tant d'atrocités.

 

Ce témoignage est poignant, réel, émouvant, bouleversant. Une force incroyable s'en dégage. Un grand bravo à l'auteur qui nous décrit avec beaucoup de réalisme et d'émotions la dureté des conflits et la difficile vie des migrants ordinaires.

 

 Retrouvez ce livre sur Cultura.com 

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1 Réponse 1

Re: Je viens d'Alep : Itinéraire d'un réfugié ordinaire de Joude Jassouma

A force d'entendre parler de la Syrie, des réfugiés, on finit par perdre de vue qu'il ne s'agit pas d'une entité mais de vies humaines avec chacune leurs histoires


Dans « Je viens d'Alep », Joude Jassouma nous fait partager sa vie à Alep avant le début de la guerre. Issu d'une famille modeste, Joude exercera dès l'âge de 14 ans de menus boulots pour pouvoir aller au lycée puis ensuite à l'université où il étudiera le français. Toutes ces années seront consacrées au travail et aux études, sans jamais s'accorder véritablement de répit. Joude s'est fixé un but et il veut l'atteindre.


Or, la situation en Syrie bouleversera sa vie et ses projets. Obligé de quitter sa maison et son quartier natal d'Alep, il s'installera avec sa famille dans un autre quartier, qu'il devra à nouveau quitter en urgence pour fuir l'avancée de Daech et ce plusieurs fois de suite.


Jusqu'au jour où, en se levant le matin, il voit dans la rue un chien tenant dans sa [modéré] une tête humaine. Joude prendra alors la décision de partir sur le champ avec sa jeune femme et sa petite fille, alors âgée de quelques mois.


C'est sur les routes de l'exil que nous les suivons alors : Istanbul, Ismir, la Grèce puis enfin la France où ils sont maintenant installés.


Ce qui m'a le plus frappée dans ce récit, c'est l'urgence avec laquelle il faut prendre la décision de partir en laissant tout derrière soi, et ce parfois à plusieurs reprises. Joude avait toujours sur lui dans une pochette ses papiers d'identité ainsi que les photocopies de ses diplômes. Sans parler des dangers à affronter sur la route et notamment la traversée à bord d'un canot en plastique jusqu'à l'île de Léros.


Joude, sa femme Aya sont installés maintenant dans un petit village près de Rennes où ils poursuivent leurs études universitaires.

 

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