Le Dit du Genji, de Murasaki Shikibu

Le Dit du Genji, de Murasaki Shikibu

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« Le Dit du Genji », ou Genji monogatari (源氏物語), est un monument de la littérature japonaise parfois considéré comme le premier roman psychologique de l’histoire. Il a été écrit au tout début du onzième siècle, par une femme pour des femmes, en hiragana, l’écriture cursive phonétique du syllabaire japonais. L’auteure, Dame Murasaki, vécut à la cour impériale de Heian-kyô (l’actuelle Kyôto). Ce roman-fleuve est composé de 54 livres narrant sur plusieurs décades la vie tumultueuse d’un prince impérial ne pouvant accéder au trône, le Genji, mais appelé à de hautes fonctions politiques. Sont décrits ses relations avec les personnages de la Cour de Heian, son goût pour les arts et son amour pour les femmes, les us et coutumes de l’époque, les intrigues politiques, et jusqu’à la vie de Kaoru le fils du Genji. Le Genji monogatari est une véritable chronique sociale, détaillant les mœurs et la mécanique du pouvoir.

 

J’ai longtemps été intimidé par cette œuvre monumentale, notamment parce qu’une multitude de personnages (plus de deux-cents) habitent l’univers très codifié de ce roman, et que leurs noms ou titres changent au fil du temps et de leur évolution dans la société. Du fait de son aspect révolutionnaire, le Genji monogatari donna même naissance à un courant pictural propre, le Genji-e (« images du Genji »). C’est cette somptueuse édition, distinguée de plusieurs prix, qui m’a convaincu d’entamer le voyage dans ce roman absolument unique : le coffret contient 1 livret explicatif et 3 volumes brochés cumulant 1312 pages enrichies de 520 peintures traditionnelles japonaises et de 450 détails en couleurs. La richesse culturelle du roman, alliée à son iconographie éblouissante, font de cette édition très didactique un véritable trésor pour les amoureux de littérature, de peinture et de poésie. La prose de Murasaki est en effet ponctuée de près de 800 waka (poèmes de 31 syllabes). Le concept esthétique et spirituel japonais de mono no aware (物の哀れ), « la beauté poignante des choses fragiles », y est aussi illustré de manière remarquable à travers les arts évoqués.

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