Riverdream (Rêve de Fèvre) de George R. R. Martin

Riverdream (Rêve de Fèvre) de George R. R. Martin

https://www.cultura.com/riverdream-9782290006733.html

 

Rêve de fevre

https://www.cultura.com/reve-de-fevre-9782290234716.html

 

George R.R Martin auteur connu dont le récent succès avec A Game Of Thrône, Riverdream est paru dans les années 80 mais il a été aussi édité sous le nom de Rêve de Fèvre (nom du bateau dans l'histoire). Roman d'horreur fantasy. 

 

Résumé :

Mississippi, 1857. Quel capitaine de vapeur sensé refuserait le marché de Joshua York ? Cet armateur aux allures de dandy romantique offre des fonds illimités pour faire construire le navire le plus grand, le plus rapide et le plus somptueux que le fleuve ait jamais connu. En échange de quoi ses exigences paraissent bien raisonnables : garder la maîtrise des horaires et des destinations, et, surtout, ne jamais - à aucun prix - être dérangé dans sa cabine hermétiquement close, dont il ne sort qu'une fois la nuit tombée. Voilà enfin l'occasion qu'attendait le capitaine Marsh, vieux loup de rivière aux proportions gargantuesques, pour relancer sa compagnie en perte de vitesse. Si ce formidable vapeur lui permet de coiffer ses concurrents au poteau, peu lui importe les lubies de l'étrange armateur. Jusqu'au jour où une vague de meurtres sanglants apparaît dans le sillage du Rêve de Fèvre.

 

Avis-critique :

L'intrigue peut être lente mais elle n'est pas ennuyeuse au contraire elle est fascinante, c'un roman véritablement immersif dans lequel on se plonge avec délice et que l'on ne quitte pas sans un petit pincement au coeur. L'ambiance pesante et angoissante nous rappel les livres de Stephen King. Ce roman de 1982 n'a pris aucune ride.

L'intérêt du roman vient également de ses personnages, qu'ils soient principaux ou secondaires, ils sont tous intéressants et nuancés  à défaut d'être tous sympathiques, loin s'en faut. L'intrigue repose particulièrement sur la relation complexe liant le capitaine Abner Marsh et Joshua York : deux personnages aux caractères solidement campés, aussi dissemblables que faire se peut, mais qu'une étrange sympathie et leur amour commun pour « le Rêve de Fèvre » vont réunir.

 

Extraits :

Je n'ai pas de mot universel pour me définir, dit Joshua. En notre langue actuelle, vous autres pouvez m'appeler vampire, loup-garou, sorcier, nécromant, lycanthrope, goule, lamie. D'autres langues emploient d'autres mots : Nosferatu, odoroten, upir.

Tant de noms pour ces pauvres créatures dont je suis. Je ne les aime pas. Je ne suis rien de tout cela. Et pourtant, je n'ai rien à proposer à leur place. Nous n'avons pas de langue. Nous nous servons de celles des hommes, de leurs dénominations. Nous ne sommes pas humains, mais nous ne sommes pas des vampires non plus. Nous sommes, une autre race. Lorsque nous nous désignons, c'est général par un mot d'une de vos langues auquel nous attribuons secrètement un sens précis. Nous sommes les gens de la nuit, les gens du sang.

 

Votre espèce apporta le feu au monde, les armées, les arcs, les lances et les vêtements, l'art, l'écriture, le langage. La civilisation, Abner. Et, civilisés, vous avez cessé d'être des proies. Vous vous êtes mis à nous pourchasser, à nous massacrer avec vos torches et vos pieux, en forçant l'entrée de nos grottes, de jour. (...) Nous vous combattions et nous mourions, ou nous prenions la fuite, mais partout les vôtres finissaient par nous retrouver. Finalement, nous n'eûmes pas le choix. Il nous fallut apprendre à vous imiter.

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