Sidérations, de Richard Powers

Sidérations, de Richard Powers

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« Mon papa est astrobiologiste. Il recherche de la vie là-haut. Soit elle est nulle part, soit elle est partout. Vous préférez quoi ? » Ces mots sont ceux de Robin, un petit bonhomme âgé de neuf ans que son père, Theo Byrne, élève seul depuis la mort de sa femme. Robin se situe quelque part dans le spectre autistique, dessine les animaux avec génie, ressent une profonde et douloureuse empathie pour toutes les créatures sensibles. L’étrangeté de Robin et ses fréquentes crises de rage font de lui un inadapté au regard du système éducatif et de la société. Theo ne supporte pas l’idée d’un traitement psychotrope pour son fils. Avec l’aide d’un ancien ami de sa femme, chercheur en neurosciences, il va se tourner vers une thérapie expérimentale, le neurofeedback. Une approche basée sur l’imagerie cérébrale qui permettrait à Robin d’apprendre à contrôler ses émotions.

 

Il ne s’agit pas de science-fiction. Tout ce que Richard Powers écrit se base sur des faits scientifiques actuels d’une grande justesse. Moi-même biologiste et chercheur en neurosciences comportementales, j’utilise le neurofeedback dans mes recherches. L’auteur tente avec ce conte moderne une variation sur le thème du très beau roman de Daniel Keyes, « Des fleurs pour Algernon », que Jacques Sadoul décrivait comme « une œuvre d’une poignante beauté, un récit humain et désespéré. » Richard Powers réussit à nouveau, après « L’Arbre-Monde », à produire un récit tout à la fois poétique, humaniste et révoltant, qui interroge le lecteur sur l’altérité, la relation au vivant, la place de l’Homme sur cette planète et dans l’univers.

 

Grâce à Theo et à ses simulations informatiques, nous partons à la découverte d’autres mondes en essayant de comprendre le paradoxe de Fermi. À travers le regard de Robin, nous enrageons à voir la stupidité de l’Homme et son incapacité à comprendre la richesse du monde vivant, son infinie poésie. La relation entre ce père et ce fils est émouvante, bouleversante. Plonger dans ce roman, « c’est voir du lien partout, prendre part à une gigantesque expérience qui ne prend pas fin avec soi, et se sentir aimé par-delà la tombe. »

4 Réponses 4

Re: Sidérations, de Richard Powers

@dvall merci pour ce partage qui donne envie.

Re: Sidérations, de Richard Powers

Merci @MAPATOU, je vous le conseille vivement. Et si vous n'avez pas encore lu "L'Arbre-Monde", j'en ai autant de bien à en dire...

Re: Sidérations, de Richard Powers

Merci beaucoup @dvall pour cette riche découverte. Le livre me donne très envie. Je suis toujours très curieuse quand il s'agit d'un livre qui évoque le comportement humain, qui reste parfois un véritable mystère ! Passionnée, par l'univers et ce qui nous entoure, je suis très intriguée quand vous dites que ce livre " interroge le lecteur sur la place de l’Homme sur cette planète et dans l’univers. " Je vais garder le titre en tête ! Votre photo est encore incroyable ! 

Re: Sidérations, de Richard Powers

Merci @maelle-cultura, je pense que vous apprécierez ce roman tout à la fois intelligent et très abordable. Et oui, je m'amuse bien à prendre ces photos !