[INTERVIEW] Édouard Bernadac présente Les passeurs d’ombres
CharlotteV
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Vous avez envie de frissonner en lisant un excellant thriller ? Si oui, je vous recommande vivement Les passeurs d'ombres d'Édouard Bernadac. À l'occasion de la sortie de son roman, l'écrivain s'est livré dans une interview exclusive. Découvrez sans plus attendre comment l'auteur construit ses romans, ses inspirations pour son nouveau roman Les passeurs d'ombres ou encore son conte préféré ! 

 

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  • Bonjour Édouard Bernadac, pouvez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs ?

J’ai longtemps travaillé dans l’audiovisuel en tant qu’assistant-réalisateur et régisseur (téléfilms, documentaires, émissions de variétés, etc.) puis j’ai été antiquaire durant une dizaine d’années avant d’écrire des romans et des scénarii pour la télé.

 

 

  • Votre sixième roman Les passeurs d’ombres, est paru au mois de juin. Pouvez-vous le présenter pour donner envie à la communauté de le découvrir ?

C’est l’histoire d’une jeune infirmière travaillant à Toulouse qui apprend que son grand-père, modeste retraité dont le cadavre vient d’être découvert enchâssé jusqu'au cou dans un étang gelé de haute montagne, lui a laissé une petite fortune en héritage. D’où vient cet argent ? Au même moment, trois squelettes sont exhumés dans le jardin d’une riche propriété toulousaine. Il se pourrait que ces deux affaires, si différentes de prime abord, soient pourtant intimement liées. Dans les deux cas, une histoire de passage, de frontières, d’argent, de secrets de famille bien gardés, de mensonges, de meurtres… et de pouvoir.

 

Les passeurs d ombres 

 

76_9782376101369_1_75.jpgRésumé : L'adjudant Marc Perez et la capitaine Sophie Blandy se retrouvèrent alors nez à nez avec la tête du cadavre. Elle semblait posée sur la glace comme celle d'un condamné à mort guillotiné...

De nos jours, au cœur des Pyrénées ariégeoises, deux randonneurs découvrent le corps d'un octogénaire enchâssé jusqu'au cou dans un étang gelé. L'hypothèse du suicide est aussitôt écartée par la capitaine de gendarmerie Sophie Blandy. Quand Laure Duvernoi apprend que la victime, son grand-père, lui a laissé un important héritage, toutes ses certitudes vacillent.

D'où vient cet argent ? Pourquoi le vieil homme refusait-il d'évoquer son enfance sous l'Occupation ? L'intrigue s'obscurcit encore avec l'arrivée du commandant de police Robert Destagne dont l'enquête sur des meurtres rituels l'entraîne au fin fond de cette région magnifique et sauvage.

Ce qu'on en pense sur la communauté :

"Une construction habile, une belle plume efficace et des personnages percutants !
Pour moi, Edouard Bernadac est un auteur de grand talent qui devrait percer dans le monde du polar et dont nous allons entendre parler. Ne passez pas à côté de cette pépite diabolique !" @eric_cultura

 

  • L’intrigue de votre thriller se déroule en Ariège. Pourquoi ce choix ? Était-ce plus simple d’écrire sur une région familière ?

L’Ariège est le berceau de ma famille. J’y ai mes racines. Souvenirs d’enfance, randonnées en haute montagne, bivouacs, spéléo, châteaux cathares (Montségur bien sûr, mais aussi Roquefixade et Miglos), grottes majestueuses comme Lombrives (un des décors du thriller) ou Niaux, et bien sûr les Ariègeois, des gens volontaires, loyaux et chaleureux. L’Ariège est l’une des plus belles régions de France, la nature est restée sauvage. Cependant écrire sur une région que l’on connaît bien s’avère parfois compliqué parce que beaucoup de souvenirs interfèrent avec la fiction en cours. Il faut faire un tri souvent difficile et sacrifier de nombreux éléments que par sentimentalité on aurait voulu garder.

 

 

  • Votre roman est tiré de faits réels. Pouvez-vous nous en dire plus ? Comment vous êtes-vous documenté ?

Durant l’occupation allemande, les réseaux de résistance ont très vite organisé dans les Pyrénées des filières de passeurs pour conduire en Espagne aviateurs alliés abattus, familles juives fuyant la barbarie nazie, résistants grillés, etc. Il y eût parmi ces courageux montagnards, qui les guidèrent vers la liberté, des brebis galeuses que l’on compte sur les doigts de la main. C’est ma grand-mère Marcelle, Sargue dans le réseau Alliance, une Ariègeoise pur sucre, qui m’a parlé la première fois de ces passeurs d’ombres. Quant à la documentation, je dispose d’une bibliothèque abondamment fournie sur la seconde guerre mondiale. Plusieurs auteurs ont écrit d’excellents ouvrages sur la question des filières de passeurs (Emilienne Eychenne, Francis Aguila, etc.).

 

 

  • Vous avez été assistant réalisateur et scénariste. Comment ces expériences vous aident dans la construction et l’écriture de vos romans ?

J’ai pour habitude de rédiger tout d’abord un résumé dans les grandes lignes, des fiches sur chaque personnage, puis je passe à l’écriture d’un scénario détaillé et dialogué qui me servira plus tard de fil conducteur pour la rédaction du roman. Quand arrive enfin cette dernière étape, je m’écarte souvent du script établi. De nouvelles idées, des pistes encore vierges surgissent pendant l’écriture. Le travail de construction préalable me rassure. C’est un peu comme partir en randonnée avec un itinéraire bien établi et changer de direction au beau milieu du parcours.

 

 

  • Aimeriez-vous voir Les passeurs d’ombres adapté sur grand écran ?

Sur grand écran ou sur petit écran… Évidemment. Je suis convaincu que « Les passeurs d’ombres » auraient beaucoup d’effet mis en sons et en images.

 

 

  • Vous êtes également passionné par les mythes anciens et les contes populaires. Quel est votre mythe préféré ? Pouvez-vous nous le raconter brièvement ?

C’est en rapport avec les ours qui peuplaient jadis les Pyrénées ariègeoises (on en a réintroduit bien sûr, mais c’est sans commune mesure avec leur population dans le passé). Il s’agit de l’histoire de Jean de l’ours. Fruit de l’union d’une bergère et d’un ours, ce colosse possédait les vertus des deux espèces, mais aussi leurs défauts et leurs faiblesses.

 

 

  • Pour finir, avez-vous un récent coup de cœur à partager aux membres de la communauté CulturaLivres ?

N’importe quel livre d’Arto Paasilinna ou encore « L’homme qui savait la langue des serpents » d’Andrus Kivirähk.

 

L'homme qui savait la langue des serpents

 

58_9782370550057_1_75.jpgRésumé : Voici l'histoire du dernier des hommes qui parlait la langue des serpents, de sa soeur qui tomba amoureuse d'un ours, de sa mère qui rôtissait compulsivement des élans, de son grand-père qui guerroyait sans jambes, d'une paysanne qui rêvait d'un loup-garou, d'un vieil homme qui chassait les vents, d'une salamandre qui volait dans les airs, d'australopithèques qui élevaient des poux géants, d'un poisson titanesque las de ce monde et de chevaliers teutons épouvantés par tout ce qui précède... Peuplé de personnages étonnants, empreint de réalisme magique et d'un souffle inspiré des sagas scandinaves, un roman à l'humour et à l'imagination délirants.

 

Vous souhaitez découvrir Les Passeurs d'ombres ? On a actuellement 3 exemplaires à vous faire gagner sur la communauté. Rendez-vous sur cet article : Les passeurs d'ombre d'Édouard Bernac, un thriller captivant 

 

Et vous, connaissiez-vous Édouard Bernadac ? Avez-vous envie de découvrir Les passeurs d'ombres ?

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